apprentissage des émotions

Apprendre à reconnaître les émotions

apprentissage des émotions

Dans cet article, j’ai expliqué en long, en large et en travers l’importance d’accueillir les émotions de nos tout-petits et de les nommer afin de les aider à mieux les reconnaître. Cet apprentissage est primordial puisqu’il les aidera, à plus long terme, à mieux les maîtriser. Il les aidera aussi à mieux comprendre celles des autres, et donc à faire preuve davantage d’empathie. En lui enseignant la reconnaissance des émotions, vous contribuez à la maturation cérébrale de votre enfant, et cela lui rendra service jusqu’à l’âge adulte ! Si vous n’avez pas lu cet article, je vous invite à le lire !

Dans cet article-ci, je vais vous donner davantage de moyens pratiques pour apprendre à vos tout-petits à reconnaître leurs émotions. Je vais simplement vous expliquer comment je m’y prend avec mon fils (qui a maintenant 2 ans et demi), et j’espère que cela vous sera utile !

NOMMER LES ÉMOTIONS

C’est en quelques sortes « la base » : lors d’une crise, il ne faut pas hésiter à nommer les émotions que l’enfant traverse :  . « Tu es frustré parce que tu aurais voulu un autre morceau de chocolat », « oh, je vois que tu es très triste parce que ton papa vient de partir au travail ». Si l’on n’est pas certain, ce peut être simplement des interrogations : « Tu es très fâché, c’est ça ? ». Puis, bien sûr, manifester son empathie : « oh, je comprends, tu aurais aimé que ton papa reste avec toi, mon pauvre chéri », « tu as le droit d’être fâché », « oh oui, c’est frustrant de ne pas pouvoir avoir quelque chose que l’on désire très fort »…

Si la tempête émotionnelle est vraiment très forte, l’enfant ne sera peut-être pas disposé à écouter. Dans ce cas, on pourra lui redire ces phrases une fois qu’il sera calmé. Dans tous les cas, il est bon de débriefer après une crise, en formulant les différentes émotions traversées, la raison. On peut aussi parler de nos émotions à nous : « et c’est vrai que moi aussi je commençais à m’énerver… ».

Ceci est un excellent exercice pour l’enfant, qui lui permettra à plus long terme d’identifier de mieux en mieux les émotions qui le traversent, de comprendre ce qui se passe en lui. De comprendre aussi ce qui se passe en nous quand on dérape. Et les résultats peuvent venir plus vite qu’on ne le penserait ! Quelle ne fut pas ma surprise la première fois que mon P’tit Loup m’a dit juste après une crise, du haut de ses 23 mois : « Tout à l’heure, en colère. Pas content » ! J’étais si heureuse qu’il parvienne à s’en rendre compte et à le dire ! Maintenant, à 2 ans et demi, il formule des phrases comme : « tout à l’heure j’étais très frustré parce que… », « tout à l’heure j’étais très fâché », … Et surtout, il le fait pratiquement après chaque crise, c’est devenu presque systématique ! Et cela vient de lui.

En plus de tout ce que cette approche apprend à l’enfant au niveau de la reconnaissance et de la gestion des émotions, je trouve que c’est une excellente manière de se reconnecter juste après une crise. Le fait de dialoguer, d’essayer de comprendre ce qui s’est passé et ce qu’a ressenti l’autre nous rapproche, c’est indéniable…

UN LIVRE SUR LES ÉMOTIONS

Il est aussi bénéfique de parler des émotions avec son enfant dans les moments de calme : il sera évidemment plus réceptif qu’en pleine crise ou juste après : il sera plus disposé à se concentrer, à essayer de comprendre… Pour cela, différentes approches sont possible. Et bien sûr, si elles sont ludiques, c’est mieux !

Personnellement, j’aime beaucoup aborder les sujets un peu complexes par les livres. Et concernant les émotions, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le livre Content, fâché ! des éditions Nathan:

Différentes émotions sont présentées dans leur contexte, et nommées : le petit garçon est triste parce qu’il attend sa maman qui ne vient pas le chercher à la crèche le soir, puis elle arrive et il est très content de la revoir. Il a peur d’un gros chien, est étonné de voir un chat sur une moto, très fâché lorsqu’une petite fille lui prend ses jouets, se sent fier lorsqu’il réussi quelque chose de difficile…

Et surtout, à la fin du livre, une grande page représente le visage du petit garçon. À l’aide d’aimants représentants ses yeux, sa bouche, ses sourcils ou encore ses larmes, l’enfant peut changer son visage pour lui donner les différentes émotions évoquées précédemment dans l’histoire. Je trouve cela super !  Mon P’tit Loup adore placer ces aimants et nommer les émotions qu’il reconstitue : « là, il est étonné », « là, il est triste, il pleure, il a des larmes », « là, il est fâché »…

Content, fâché

Vraiment, je trouve que ce livre est un excellent support pour aborder les émotions. D’ailleurs, mon P’tit Loup adore, il réclame souvent à le lire !

DES CARTES SUR LES ÉMOTIONS

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Dessins de Bougribouillons

Récemment, j’ai trouvé ces superbes cartes des émotions sur le blog Bougribouillons. J’adore ! Je les ai rapidement imprimées et présentées à mon P’tit Loup, qui a vraiment bien accroché. Elles lui permettent d’enrichir son vocabulaire autour des émotions. Les petits dessins sont super, visuellement très parlants, et et je pense qu’ils aident vraiment à la mémorisation de tout ce nouveau vocabulaire.

Pour lui présenter, j’ai étalé les cartes sur son tapis d’activité en les nommant une à une. À chaque fois, non seulement je les nommais, mais je racontais une petite histoire pour les mettre dans un contexte, afin qu’il comprenne bien leur sens. Il était très intéressé, et les a mémorisé bien plus vite que je ne l’aurais pensé !

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C’est la fin de cet article. J’espère qu’il vous aura apporté de bonnes pistes pour aider vos enfants à reconnaître leurs émotions et celles des autres. Et vous, avez-vous d’autres astuces à partager pour encourager cet apprentissage ?

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