punition

Pourquoi la punition est inefficace et contreproductive

la punition est inefficace : la petite fille au coin tire la langue

« Les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n’aboutissent jamais au but recherché. » Célestin Freinet. 

« Si les punitions éduquaient, il y a belle lurette que l’humanité ne commettrait plus de crimes. » Isabelle Filliozat.

Avant d’avoir mon P’tit Loup, j’étais absolument convaincue qu’éduquer sans punir était impossible. Pour moi, ne pas punir s’apparentait à du laxisme, point. La première fois que j’ai entendu parler de de modèles éducatifs qui abolissait toute punition et récompense, j’ai pensé : « n’importe quoi ! ».  Comme l’immense majorité des personnes finalement, tout simplement parce que c’est le modèle qu’impose notre société, c’est ce que l’on connait depuis toujours. Et si ce modèle n’était pas le bon ? Il n’y a qu’à observer les conséquences des systèmes répressifs sur les adultes pour douter de leur efficacité. Comment réagissent la plupart des automobilistes face aux radars ? Ils ralentissent le temps de passer devant, puis accélèrent tout de suite après ! Ils téléchargent des applications pour être prévenus à l’avance de leurs emplacement et ajustent leurs itinéraires ou leur vitesse en fonction. Et face aux contrôles d’alcoolémie ? Ils s’informent et adaptent leur itinéraire pour passer entre les mailles du filet. Ne pensez-vous pas que leurs comportements seraient plus sécuritaires et responsables s’ils agissaient non pas par peur du gendarme, mais parce qu’ils sont convaincus qu’il est dangereux d’aller trop vite ou de conduire après avoir consommé de l’alcool ? Ne pensez-vous pas que des campagnes de sensibilisation à la sécurité routière bien menées soient plus efficaces que les radars ?

J’étais l’autre jour à une aire de jeux avec mon P’tit Loup, et une petite fille d’environ 3 ans a commencé à monter le toboggan à l’envers. Son père est arrivé en trombe en l’attrapant par le bras et en criant : « tu arrêtes ça tout de suite ou tu seras punie ! ». Outre le fait que cette façon de faire soit incroyablement humiliante et irrespectueuse pour l’enfant, ne peut-on pas penser qu’il aurait été tout aussi efficace de faire appel à son bon sens en lui expliquant que d’autres enfants voulaient descendre dans l’autre sens et qu’elle gênait la circulation ? En cas de réticence, n’aurait-on pas pu lui donner le choix entre descendre le toboggan à l’endroit ou choisir un autre jeu qu’elle puisse « escalader » ? N’est-il pas réaliste de penser que suite à cette menace, la petite fille ait été tentée de recommencer dès que son père a eu le dos tourné ? Nous l’avons retrouvée par la suite à la balançoire. Elle ramassait des brindilles par terre et les jetait sur le pantalon de son père qui discutait avec un autre adulte. La sanction est tombée nette : « punition, au coin pendant 5 minutes, ça t’apprendra ! ». La petite fille est donc allée dans un coin du parc sans bouger pendant 5 minutes. Pensez-vous que pendant ce temps là elle se soit dit « je suis allée trop loin, mon pauvre papa, je ne recommencerais plus », ou plutôt quelque chose comme « c’est injuste, je voulais juste qu’il m’écoute/ jouer avec lui/ juste voir si les brindilles collaient au pantalon, je le déteste, il est méchant », ou encore « il a raison, je fais n’importe quoi, je ne sais pas me comporter, je suis nulle » ?  N’aurait-il pas été plus efficace pour le papa de lui expliquer fermement qu’il n’aimait pas qu’elle mette de brindilles sur son pantalon parce qu’alors il serait sale ? D’essayer de comprendre ce comportement : peut-être que personne ne lui accordait l’attention dont elle avait besoin à cet instant ? Peut-être qu’en lui accordant simplement quelques secondes pour lui expliquer qu’il était occupé mais avait bien compris qu’elle le sollicitait, elle aurait pu attendre tranquillement qu’il soit disponible pour elle ? Peut-être même qu’en convenant d’un signal satisfaisant à utiliser dans ce cas de figure (lui donner la main par exemple), il ne se répéterait plus jamais par la suite ?

Bien sûr, dans ce cas précis, ce ne sont que des hypothèses. Mais ce que je veux dire par là, c’est qu’il existe d’autres solutions que les punitions pour résoudre les problèmes et éduquer. Des solutions bien plus respectueuses des enfants, sans être permissives pour autant ! Et des solutions plus efficaces sur le long terme ! Oui, mon opinion a bien changé depuis. Tellement que j’ai fait le choix pour mon fils, avec son papa, d’une éducation sans aucune punition ni récompense. Choix qui suscite souvent l’incompréhension voir la réprobation. Je pense que ces réactions sont surtout causées par un manque d’information et de remise en question. C’est pourquoi j’ai envie d’expliquer clairement mon point de vue dans cet article !

LA PUNITION S’ATTAQUE AU SYMPTÔME PLUTÔT QU’À LA CAUSE

Souvent, la première réaction de l’adulte face à un comportement inapproprié de l’enfant est de le punir. Il ne se pose pas la question pourtant capitale : « POURQUOI agit-il ainsi ? »

Pourtant, traiter le symptôme sans en comprendre la cause ne permet pas de résoudre le problème de manière durable. Si l’on s’est coincé le dos, prendre des antidouleur nous soulagera momentanément, mais ne nous guérira pas. Il nous faudra consulter un ostéopathe ou un kiné pour nous « remettre en place », et ce sont ces manipulations qui nous permettront d’aller mieux. De la même manière, un enfant peut avoir un comportement inapproprié de manière répétée pour une cause bien précise, et si la punition pourra permettre de faire cesser ce comportement dans l’immédiat, elle ne va pas résoudre le problème à sa source et celui-ci resurgira plus tard !

Prenons l’exemple d’un enfant qui refuse catégoriquement d’aller à l’école tous les matins. Plutôt que de le punir ou le menacer, il sera bien plus utile de chercher à en savoir plus. Pourquoi ne veut-il plus y aller ? Que se passe-t-il à l’école ? En pratiquant l’écoute active, c’est-à-dire en le questionnant sans aucun jugement, on pourra comprendre pourquoi (un enfant le malmène ? Un professeur lui fait peur ? Il ne se sent pas capable ? Il s’ennuie ?) et traiter le problème à sa source (chercher avec lui des solutions/prendre rendez-vous avec l’école/lui redonner confiance en ses capacités….).

Il y a quelques mois, mon P’tit Loup a à plusieurs reprises eu un comportement très déstabilisant à table : soudainement, il jetait avec une force impressionnante ses couverts par terre. Cela arrivait en général quand il y avait du monde à ma maison, dans les moments où personne ne prêtait attention à lui, lorsque nous avions des conversations très « adultes » qu’il ne pouvait ni comprendre ni intégrer. En fait, il devait se sentir exclu, s’ennuyait, et s’agaçait qu’on ignore ses tentatives pour nous le faire comprendre ! Je ne peux vraiment pas l’en blâmer, moi aussi je bouillonne si je suis à table avec des personnes qui ne parlent que d’informatique pendant une heure ! Jeter ses couverts avait le mérite d’être efficace. C’est logique : si lors de ses quelques tentatives d’interaction avec nous, nous ne l’écoutions pas ou peu, mais qu’à chaque fois qu’il lançait tout, il avait immédiatement toute notre attention, il est compréhensible qu’il choisisse cette option ! Nous avons donc veillé à l’impliquer davantage dans nos discutions à table/à l’écouter davantage/à lui donner des petites missions en cuisine, et tout simplement à être plus attentifs à son bien être dans ces moments là. Le problème ne s’est pas représenté ! Et si nous l’avions puni ? Je ne crois pas que cela l’aurait empêché de recommencer au repas suivant, puisqu’il cherchait justement à capter notre attention. Et de plus, cela l’aurait conforté dans son insécurité, dans son sentiment d’exclusion !

Dans son livre La discipline positive, Jane Nelsen aborde la notion d’ « objectifs mirages » : il s’agit d’objectifs que poursuivent les enfants au moyen de comportements inappropriés lorsque leur besoins d’appartenance et d’importance ne sont pas satisfaits. Ces objectifs reposent sur des croyances erronées, d’où le nom « d’objectifs mirage ». Et cela se fait de manière tout à fait inconsciente pour eux. Par exemple, un enfant peut penser (inconsciemment donc) qu’il ne compte aux yeux de ses parents seulement si toute leur attention est centrée sur lui. Dans ce cas, il aura régulièrement des comportements inappropriés pour accaparer l’attention, ce qui bien sûr aura le don d’agacer fortement ses parents ! Ce dont cet enfant a besoin, c’est qu’on le remarque, qu’on l’implique, qu’on lui donne des tâches et des responsabilités utiles, qu’on lui accorde des moments dédiés d’attention  exclusive… certainement pas qu’on le punisse ! Imaginez qu’on le mette au coin ? Quoi de mieux pour renforcer son sentiment d’exclusion, d’insécurité et de non appartenance ? On s’engage alors dans une spirale infernale : l’enfant, se sentant rejeté, multipliera les comportements inappropriés pour accaparer encore plus l’attention… Un autre objectif mirage listé par Jane Nelsen est de « Prendre une revanche » : l’enfant a un comportement destructeur et provocateur parce qu’il souffre. Il n’a plus de sentiment d’appartenance, et fait du mal aux autres parce qu’il a mal lui-même. Le punir ne fera que renforcer son mauvais comportement, et là encore, on entre dans un cercle vicieux ! Si au contraire on écoute et on reconnaît sa souffrance, qu’on lui redonne confiance, qu’on reconnaît sa part de responsabilité dans la situation, alors son comportement pourra s’améliorer de manière durable…

Un enfant peut également mal se comporter parce qu’il est trop stimulé, fatigué, parce qu’il a faim, a mal, est frustré… Il peut aussi être déçu, en colère, jaloux ou triste en réaction à un comportement inapproprié de l’adulte justement… Et il est normal qu’il ne sache pas gérer ses émotions comme nous le faisons, son cerveau ne lui permet pas ! Je l’ai déjà dit et je le répète, les caprices n’existent pas ! Il y a toujours une explication, et il est capital d’essayer de décrypter ce qui se cache derrière un comportement qui nous déplaît afin de pouvoir résoudre le problème à sa source !

HUMILIANTE, LA PUNITION N’ENCOURAGE PAS L’ENFANT À S’AMÉLIORER

Je ne sais pas vous, mais moi, si je commets une erreur et qu’on me rabaisse, cela ne me donne pas envie de m’améliorer, bien au contraire ! Rien de mieux pour me démotiver ! Imaginez-vous que vous commettiez une faute professionnelle : vous étiez tellement enthousiaste à l’idée de réaliser votre projet au mieux que vous avez été négligent sur la surveillance budgétaire, et avez dépensé plus que vous n’auriez dû sans vous en apercevoir. Maintenant, imaginez que votre patron vous crie : « Mais ce n’est pas possible de commettre une faute pareil ! Vous pensez que l’argent tombe du ciel ? Pour la peine, vous serez puni(e) : allez dans cette salle de réunion pendant 5 minutes, cela vous permettra de réfléchir à ce que vous avez fait ! Pendant ce temps là, je vais essayer de réparer vos bêtises ». Honnêtement, comment vous sentiriez-vous ? Motivé, ou plutôt découragé/humilié/en colère ? Utiliseriez-vous ces 5 minutes pour vous dire d’un ton déterminé : « La prochaine fois, je ferai plus attention à mon budget. Je pense que je vais mettre en place un fichier de suivi beaucoup plus précis et efficace, et cela ne se reproduira plus. » Ou vous diriez-vous plutôt : « Quelle enflure ! Je le déteste ! Avec tous les efforts que je fais, avec tout le travail que je fourni, il ne voit que les erreurs ! Pour la peine, je n’essaierais plus de me dépasser au niveau des idées sur le projet, cela ne m’apporte que des ennuis. Je ferai le strict minimum. Et puis, je vais commencer à chercher un autre boulot à côté, j’en peux plus de cette boîte ! »

Par contre, s’il vous disait, fermement mais respectueusement : « Je comprends et j’apprécie que vous soyez très enthousiaste sur ce projet, mais n’oublions pas de surveiller la comptabilité. Il y a un problème très sérieux avec le budget, et si nous continuons sur cette voie notre projet est voué à l’échec. Je pense qu’il faut que nous fassions un point ensemble pour trouver des solutions, et que nous mettions en place un suivi plus efficace pour que cela ne se reproduise plus. » J’imagine que vous auriez davantage envie de coopérer, non ?

Pourquoi en serait-il autrement avec les enfants ? Pourquoi pensons-nous que pour qu’un enfant se conduise mieux, il faut d’abord qu’il se sente humilié, dévalorisé, qu’il « paie » pour sa faute, alors que nous adultes répétons sans cesse que nous avons besoin pour nous dépasser d’être en confiance, de nous sentir respectés, de voir nos efforts reconnus, d’être encouragés de manière positive ? Combien de salariés se plaignent constamment d’être démotivés par l’abus de pouvoir de leur hiérarchie ? La dévalorisation d’apporte rien de positif pour personne ! Au lieu de donner envie de coopérer, elle génère souvent un fort sentiment d’injustice et de colère qui empêche toute réflexion constructive sur la situation. L’enfant n’apprend rien de la punition. Il ne mémorise que la peur et la honte qu’elle a engendré chez lui, et non ce qui l’a déclenchée.

Les réactions des enfants face à la punition varient selon les tempéraments, mais voici les grandes tendances qui se dégagent (et je pense que nous pourrons tous nous y reconnaître !) :

  • Ne pas recommencer, non pas parce qu’il est convaincu que c’est ainsi qu’il doit se conduire pour lui-même ou pour les autres, mais par peur du gendarme => si un jour la peur ou le gendarme disparaît, il recommencera…
  • Élaborer des stratégies pour recommencer sans se faire prendre à nouveau !
  • Se rebeller : « je vais faire exactement l’inverse pour leur prouver qu’ils ne peuvent pas m’obliger à faire ce qu’ils veulent ». Plus on cherche à soumette l’enfant, plus il s’oppose !
  • Faire souffrir les autres pour se venger.
  • Se sentir mauvais en tant que personne (baisse de l’estime de soi). Ce qui ne l’encourage absolument pas à s’améliorer !
  • Nourrir de la rancœur contre le parent/les adultes en général.

C’est ainsi que Jane Nelson parle des 4 « R » de la punition : Rancœur, Rébellion, Révolte, Retrait.

Il est évident que ces sentiments négatifs causés par la punition n’aideront pas l’enfant à développer les compétences constructives et utiles que nous souhaiterions, bien au contraire !

J’ajouterais un point qui me semble essentiel : qu’elle soit efficace ou non, le fait que la punition soit humiliante, dégradante et dévalorisante devrait être à elle seule une bonne raison de ne pas en faire l’usage. L’enfant mérite d’être respecté en tant que personne. 

LA PUNITION NE RESPONSABILISE PAS L’ENFANT

A mon avis, ce point est primordial. Je pense pouvoir dire sans me tromper que l’immense majorité des parents souhaite que leurs enfants deviennent des adultes autonomes et responsables, à savoir capables de prendre les décisions les plus justes, de respecter les autres, d’apprendre de leurs erreurs, de réparer leurs fautes par eux-mêmes. Notons que ces facultés nécessitent la capacité de juger par soi-même de la meilleure chose à faire dans une situation donnée. Comment pouvons-nous permettre à nos enfants de faire cet apprentissage si nous évaluons toujours tout à leur place, si nous pensons pour eux, si nous leur disons toujours quoi faire, si nous nous plaçons constamment comme le juge suprême sachant mieux qu’eux si ce qu’ils font est bien ou mal, attribuant tantôt des punitions, tantôt des récompenses ? Comment pouvons-nous attendre d’eux qu’ils pensent par eux-mêmes, et aient confiance en leur propre jugement, prennent des initiatives et soient autonomes si au lieu de les amener à réfléchir de manière consciente à la conséquence de leurs actes, nous leur attribuons des punitions n’ayant en général rien à voir avec la faute commise ? Croyez-vous que de copier 100 fois « je ne dois pas faire de bruit en classe » permettra à l’enfant concerné de comprendre qu’il empêche les autres élèves de travailler en se comportant ainsi ? Les enfants ont besoin d’apprendre à exercer leur libre arbitre, et non d’apprendre à toujours se soumettre au jugement des adultes pour savoir si ce qu’ils font est bien ou mal.  Plus tard, cela peut faire d’eux des adultes dépendants de l’approbation des autres, ne sachant pas vraiment qui il sont ni ce qu’il désirent eux-mêmes, et surtout ayant beaucoup de mal à prendre les bonnes décisions ! Pour cette raison, le système punitions/récompenses est inefficace car il a pour conséquence de faire perdre aux enfants leur sens des responsabilités. Ils apprennent à se conformer à un référentiel externe (les adultes), plutôt qu’à faire appel à leur bon sens. Ils se soumettent ou se rebellent (selon les tempéraments !) au lieu de s’auto-discipliner.

Jane Nelson va jusqu’à dire :

 « Il est intéressant de constater que ce sont souvent les adultes les plus autoritaires qui se plaignent le plus de l’irresponsabilité de leurs enfants, sans même réaliser que ce sont eux, bien souvent, qui la suscitent ».

Lorsque notre enfant renverse sa compote sur le sol, qu’aimerions-nous qu’il fasse ? Qu’il aille chercher l’éponge/la serpillière et nettoie ce qu’il a renversé. Lui apprendre à le faire avec bienveillance (si c’est un ordre donné avec dédain, cela devient une punition !) sera bien plus éducatif que de l’envoyer au coin ! Ainsi, on l’aide à prendre pleinement conscience des conséquences de ces actes (s’il ne fait pas attention lorsqu’il manipule son verre plein, il risque de le renverser), et de plus on lui enseigne comment réparer ses erreurs (aller chercher l’éponge pour nettoyer). Lui permettre de réparer sa « bêtise » aura aussi l’avantage de l’aider à surmonter son malaise : comme nous, un enfant qui vient de commettre une maladresse se sent honteux, et l’aider à redresser la situation lui permet de garder sa dignité. Personnellement, si je casse un verre chez des amis, j’ai besoin de me racheter en ramassant les bouts de verre moi-même ! En procédant ainsi, on traite l’enfant avec respect, on lui donne confiance dans ses capacités à réparer ses erreurs, et on le responsabilise !

Alors que l’approche punitive reste fixée sur les problèmes (« tu as fait ça, c’est mal, tu vas être puni, tâche de ne pas recommencer ou tu seras encore puni »), l’approche positive se centre sur les solutions (« il y a un problème, comment faire pour réparer ? Je sais que tu es capable d’y remédier et d’ajuster ton comportement à l’avenir pour que cela ne se reproduise plus »). N’est-ce pas cela, la vraie éducation ? N’est-ce pas cela, l’apprentissage de la discipline ? La vision autoritaire de l’éducation préconise dans ce type de situation de réprimander l’enfant et de le punir « pour qu’il comprenne ». Cependant, en général, le parent nettoie pour lui ! L’enfant n’est donc pas confronté à la conséquence directe de son action. Il intègre que les autres sont à son service puisqu’ils réparent à sa place. Il perd petit à petit confiance dans sa capacité à gérer les choses lui-même.

En fait, je pense que l’approche punitive part d’une image bien négative de l’enfant : on le voit comme un être peu capable, et même un petit être maléfique  qu’il faudrait « dresser » pour en faire quelqu’un de bien en sanctionnant ses « mauvais comportements » par des punitions et en encourageant les « bons » avec des récompenses. Mais on oublie là, il me semble, une chose essentielle : l’enfant est bon par nature (pour reprendre les termes de Maria Montessori) ! Il est plein de bonne volonté ! Et il est capable de comprendre et d’apprendre tant de choses si elles lui sont transmises avec respect et bienveillance ! Oui, il est capable d’autodiscipline ! Je n’ai jamais puni ni récompensé mon fils de 2 ans, et pourtant il va se laver les mains après manger, va chercher l’éponge de lui-même s’il a renversé quelque chose, range ses jouets quand il a fini de s’en servir… Il ne le fait pas par peur d’être puni ou par convoitise d’une récompense, simplement parce que c’est cela qui lui semble être la meilleure chose à faire. S’il me fait mal, il suffit en général que je le lui dise pour qu’il devienne plus doux. L’autre jour, il a même rendu son ballon à une petite fille alors qu’il le désirait vraiment, après que je lui aie dit qu’elle était triste de ne plus l’avoir (les enfants ont un sens de l’empathie incroyable) ! Je ne dis pas que cela s’est fait du jour au lendemain, je ne dis pas non plus que tout fonctionne à tous les coups (je vous rassure, il y a bien des moments il ne coopère pas du tout 😉 !), mais il apprend à son rythme et je constate tous les jours son envie d’apprendre et de bien faire. (Concernant l’autodiscipline, je vous renvoie à mon article sur la pédagogie Montessori qui traite le sujet de manière plus approfondie.)

LA PUNITION ENTRAÎNE DES CONSÉQUENCES TOTALEMENT CONTRE-PRODUCTIVES SUR LE LONG TERME

À plus long terme, les conséquences négatives de la punition sont les suivantes :

–  l’enfant nourrit du ressentiment contre son parent, et la rébellion a de grandes chances d’éclater : dès l’enfance pour les uns, ou plus tard à l’adolescence pour les autres.

– une baisse de la confiance de l’enfant dans son parent, puisque l’enfant ne se sent pas compris, qu’il ressent la punition comme une injustice, ou encore qu’il perçoit son parent comme dépassé et impuissant…

– une détérioration de la relation parent/enfant. Certains enfants font penser  « papa ne m’aime pas », ou encore « je le déteste »… Certains vont constamment mentir pour dissimuler leurs actions par peur des représailles. Et c’est sans parler des engrenages de revanche déjà mentionnés, qui peuvent prendre des proportions spectaculaires !

– une baisse de son estime de soi, puisque la punition le dévalorise. Beaucoup d’enfant vont penser : « je suis mauvais », « c’est ma faute »… Et cette insécurité peut perdurer jusqu’à l’âge adulte.

– une  dépendance à l’approbation de l’adulte, et à encore plus long terme des autres en général (parce qu’on lui aura toujours dit « ce que tu as fait est bien, tu es récompensé » ou « ce que tu as fait est mal, tu es puni », au lieu de l’inviter à y réfléchir par lui-même).

– une perte progressive de l’autorité parentale : l’enfant se protège de ses sentiments négatifs en se disant « je m’en fiche », et le parent se voit contraint d’utiliser des punitions de plus en plus sévères. Comme le dit si bien Isabelle Filliozat :

 « Punir n’est pas manifester son autorité. Nous punissons par manque d’autorité ! Le parent exerce une autorité naturelle. Si cette autorité est reconnue, nul besoin de se montrer autoritaire ».

des troubles du comportements. Le cortisol sécrété lorsque l’enfant est sous stress de manière répétée peut détruire des neurones dans des structures cérébrales très importantes, notamment celles permettant de réguler les émotions, de gérer le stress, de faire preuve d’empathie, d’avoir un sens moral. En 2013, une chercheuse de l’université d’Oxford a fait le bilan de trente études sur les éducations punitives et sévères. Elle conclut que leurs effets sont dramatiques et que ce type d’éducation non seulement n’aident pas l’enfant à devenir meilleur, mais au contraire ont des effets extrêmement négatifs sur sa personnalité et son comportement à moyen et long terme, altérant sa sensibilité, son empathie, et pouvant déboucher sur des conduites antisociales telles que l’agressivité, la dépression, voire des addictions.

Aucun parent ne souhaite cela, et pourtant ces conséquences à moyen et long terme de la punition sont bien réelles !

En ce sens, si la punition peut sembler efficace à court terme (car elle fait cesser dans l’immédiat le comportement indésirable de l’enfant), elle est parfaitement inefficace et même contre-productive sur le long terme.

« La punition est vraiment une méthode inefficace […] car, fort étrangement, elle a souvent comme effet d’enseigner à l’enfant à se conduire de façon exactement opposée à la façon dont nous voulons qu’il se comporte ! De nombreux parents utilisent la punition tout simplement parce que personne ne leur a jamais enseigné de meilleur moyen pour discipliner leurs enfants ».

Fitzhugh Dodson (psychologue américain)

« Parfois, ce n’est qu’à l’adolescence et lorsqu’ils se retrouvent face aux conduites à risque (rébellion totale, fugue, drogue, grossesse précoce ou tout passage à l’acte douloureux) que les parents et enseignants prennent toute la mesure de l’engrenage de revanche qui s’est mis en place. La petite bataille gagnée à court terme masque la grande guerre perdue en termes de véritable éducation ».

Jane Nelsen

QUELLES SONT LES ALTERNATIVES À LA PUNITION ?

Arrivés à ce stade de l’article, certains se diront peut-être : d’accord, mais sans punition, comment fait-on au juste ?

Il m’est compliqué de détailler l’ensemble des techniques permettant de poser des limites en bienveillance (cela fera l’objet d’un autre article !), parce que finalement, la majeure partie du travail se fait en amont (en expliquant de manière adéquate, en laissant des choix, en instaurant des routines, en respectant les stades de développement de l’enfant pour avoir des attentes réalistes, en encourageant la coopération de manière générale…). Je vais donc me centrer sur les quelques techniques qui me paraissent les plus comparables à la punition, c’est-à-dire celles qui s’utilisent a posteriori, une fois que l’enfant a commis une  » faute » .

  • Exprimer ses sentiments

Ne pas humilier l’enfant, ne pas lui crier dessus ne veut pas dire ne rien dire du tout ! On a le droit et même le devoir de respecter ses propres sentiments et de les faire savoir. « Je suis vraiment fâché de voir que tu as tâché le pull que je t’ai prêté ! ». Le tout est de veiller à ce que la colère soit dirigée sur l’action de l’enfant et non sur sa personne. Il ne doit pas se sentir attaqué personnellement. Faber et Mazlish racontent dans leur livre Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent l’histoire d’une maman ayant retrouvé du rouge à l’air griffonné sur le carrelage de sa salle de bain. Sa fille de 4 ans avait agi par revanche, parce qu’on lui avait confisqué ses crayons la veille. Au lieu de la punir à nouveau, sa mère lui a dit : « Ca me met très très en colère quand on écrit sur les murs. Ca exige beaucoup de travail pour les laver et les rendre propres ». Alors la petite fille a pris une éponge et s’est empressée d’effacer le rouge à lèvre !

  • Exprimer ses attentes

« Je m’attends à ce qu’on me rapporte mes affaires telles qu’on me les a empruntées » pourrait dire la maman à qui la fille a rendu son pull tâché. Les choses sont dites clairement et simplement !

  • Prendre un temps de pause

Souvent, le parent punit pour mettre un terme immédiat au conflit, parce qu’il n’en peut plus moralement. Et c’est compréhensible ! On n’y voit plus clair, on a besoin de calme, et on est tenté d’envoyer l’enfant seul dans sa chambre par exemple. Le problème, c’est que l’enfant, submergé par ses émotions (colère, sentiment d’exclusion), ne fera que broyer du noir et nourrir du ressentiment envers son parent. Il ne pourra en aucun cas « réfléchir à ce qu’il a fait ». Sans parler du stress ressenti et de son impact au niveau cérébral…

Plutôt que d’isoler l’enfant, pourquoi ne pas s’isoler soi-même en lui expliquant de manière respectueuse ? « J’ai besoin de me calmer, je risque d’être injuste envers toi si je reste là avec toi. Je vais dans ma chambre un petit moment et je reviens. Quand nous serons calmes, nous pourrons réfléchir à une solution. »

  • Les conséquences naturelles

Expérimenter les conséquences naturelles de ses actions/de ses choix est un apprentissage pour l’enfant. L’exemple suivant est cité par Jane Nelsen dans son livre La discipline positive : un enfant oubliait constamment son goûter pour aller à l’école, et sa mère le lui apportait toujours (en faisant la morale, mais qu’importe), ce qui était très contraignant pour elle et n’apprenait pas à son fils à faire attention. Alors, un jour, elle le prévint que c’était la dernière fois : « Je te fais confiance pour prendre en charge ton goûter. En cas d’oubli, je ne viendrai plus te l’apporter ». Il a oublié son goûter, a eu faim cet après-midi-là… et ne l’a plus oublié par la suite ! De la même manière, si un enfant refuse de se couvrir, on peut l’avertir qu’il risque d’avoir froid mais lui laisser ce choix. On ne le punit pas, on accepte simplement son choix. Si par la suite, il a froid, on manifeste son empathie : « oui, tu dois avoir froid sans manteau, ce n’est pas drôle d’avoir froid » (en se gardant bien d’ajouter : « je t’avais prévenu ! », la touche humiliante qui enlève toute bienveillance !). S’il a froid, alors il demandera à mettre son manteau ! Et il aura appris quelque chose d’utile… (testé et approuvé ici 😉 )

Bien sûr, ces outils sont à adapter à l’âge de l’enfant, (on ne va pas laisser un enfant d’1 an avoir faim tout un après-midi pour expérimenter une conséquence naturelle !). Il y a aussi certaines conditions à respecter : on n’utilisera évidemment pas la conséquence naturelle lorsqu’il s’agit de sécurité ou de respect des autres. Et pour qu’elle soit efficace, elle doit impacter directement l’enfant. Mais finalement, tout cela relève du bon sens :) .

  • Les conséquences logiques

Les conséquences logiques sont proches des conséquences naturelles, à la différence près que l’adulte doit intervenir. Par exemple, si un enfant ne prend pas soin d’un objet, il va le lui retirer. On part du principe qu’un privilège s’accompagne de responsabilités, et qu’en cas d’absence de responsabilité, on lui retire ce privilège. Faber et Mazlish citent l’exemple d’un enfant qui aurait laissé la scie de son père rouiller dehors. Le père propose alors : « tu peux emprunter mes outils et me les rapporter, ou abandonner le privilège de t’en servir, à toi de choisir ». En cas de récidive, la conséquence logique s’applique : le père met ses outils sous clé. Faber et Mazlish citent l’exemple d’une mère qui en avait assez que sa fille ne mette pas ses vêtements sales dans le panier à linge. Son linge traînait constamment par terre. Plutôt que de la punir ou la menacer de punition, elle lui dit simplement : « à partir de maintenant, je ne lave que le linge mis dans le panier à linge ». Elle appliquait ainsi la technique efficace qui consiste à dire à l’enfant ce que l’on va faire plutôt que de lui dire ce que l’on va lui faire faire. Quand le lendemain, sa fille lui a demandé qu’elle relance une machine parce que certains vêtements n’avaient pas été lavés, elle lui a simplement dit « cela doit être énervant de ne pas avoir tes habits propres ». Par la suite, sa fille a fait l’effort de mettre ses vêtements dans le panier… Ici aussi, l’enfant fait l’expérience des conséquences de ses actes/de ses choix. Mon P’tit Loup est encore tout petit, mais je me suis rendue compte a posteriori que j’avais déjà appliqué une de ces conséquences logiques, sans avoir ce concept en tête. Pendant une période, il avait tendance à me mordre pendant les tétées, il prenait cela comme un jeu… À la tétée suivante, je l’ai prévenu que s’il me mordait, j’allais devoir en conséquence arrêter la tétée immédiatement, et qu’il ne pourrait plus téter tout de suite. Il m’a mordue, j’ai respecté ce que je lui avais dit. J’ai manifesté mon empathie quant à son désarroi, mais j’ai tenu bon (« là, j’ai mal parce que tu m’as mordue, je ne peux pas et je ne veux pas te donner encore le sein, ça me ferait mal, et en plus j’ai peur que tu me mordes encore »). Je pense qu’en agissant ainsi, je me suis respectée tout en le respectant. Le problème s’est rapidement résolu après cet épisode.

Jane Nelsen insiste sur l’importance d’utiliser cet outil avec parcimonie et de veiller à ce qu’il ne devienne pas une « punition déguisée ». L’enfant devrait toujours être prévenu des conséquences de ses actes/de ses choix, et on ne devrait jamais le rabaisser. Elle préfère amplement la technique de la recherche de solutions.

  • La recherche de solutions :

Il s’agit de montrer à l’enfant comment redresser la situation (nettoyer la compote qu’il a renversé par exemple), ou pour les enfants plus grands, chercher des solutions ensemble. Pour ce second cas de figure, Faber et Mazlish suggèrent de procéder par étapes :

Parler des sentiments et des besoins de l’enfant : « C’est probablement difficile pour toi de quitter tes amis quand vous avez du plaisir ».

Parler de ses propres sentiments et besoins : « mais je m’inquiète quand tu arrives en retard ».

Ensemble, réfléchir à des solutions satisfaisantes pour les deux parties (« que pouvons-nous faire pour que tu arrives à l’heure pour le dîner ? ») et écrire toutes les idées, sans les juger.

Rayer les idées qui ne conviennent pas à l’un ou à l’autre, et sélectionner celles qui sont envisageables (l’enfant : « enlève celle où tu viens me chercher directement, j’aurais trop honte», la maman : « enlève celle où je ne dois pas m’inquiéter si tu es en retard, ce n’est pas possible »). « Réparer ta montre me semble être une bonne idée ».

Établir un plan d’action à mettre en pratique : « nous irons donner ta montre à réparer demain pour que tu puisses arriver à l’heure pour le dîner ».

J’ai visité une école appliquant une discipline positive, et l’institutrice m’expliquait avec enthousiasme à quel point les élèves étaient créatifs quand il s’agissait de trouver des solutions à un problème tous ensemble. Et aussi, à quel point ils respectaient l’accord établi lorsqu’ils avaient été inclus dans le processus ! Cette école organise pour cela régulièrement des petits « conseils » entre élèves. Lorsqu’il y a un conflit entre deux élèves, ils sont invités à se rendre dans un espace dédié où se trouve du matériel en carton pour illustrer la démarche : une grande bouche, une grande oreille, et une baguette magique. En premier lieu, on remet la bouche au premier élève pour qu’il explique son point de vue, et l’oreille au second qui doit se contenter d’écouter son camarade. Puis, on inverse. Enfin, ils sont invités à prendre la baguette magique pour trouver une solution ensemble. J’ai trouvé cette initiative fabuleuse ! L’institutrice m’expliquait à quel point cette méthode portait ses fruits. On sous-estime tellement les enfants !

Pour mon P’tit Loup qui est encore petit, je pose la question « que peux-tu faire pour réparer ? », et s’il s’agit d’une problématique qu’il connait (ramasser/ranger/nettoyer), en général il s’exécute de suite. Parfois, il me suffit de décrire la situation : « il y a de l’eau par terre ». Si besoin, je formule explicitement ma demande. Si c’est quelque chose qu’il ne connait pas, je lui explique et au besoin, je lui montre pour la prochaine fois. Depuis peu, il m’arrive de lui exploser le problème en lui proposant une solution, et cela fonctionne bien ! Par exemple, s’il veut jouer avec moi mais que je dois finir de ranger quelque chose. Je formule nos besoins à tous les deux (« toi, tu voudrais que je joue avec toi, mais moi, je dois finir de ranger la cuisine. Que peut-on faire pour qu’on soit tous les deux contents ? »), puis je lui propose une solution « peut-être que tu pourrais jouer près de moi pendant que je range la cuisine, et quand j’aurais fini, nous jouerons ensemble » ? En général, il parait satisfait de ce compromis et tout se passe bien. Décrire le problème puis proposer une solution satisfaisante pour les deux parties me paraît une bonne manière d’utiliser cette méthode avant que l’enfant soit en mesure de proposer lui-même des solutions.

Je n’entre pas plus dans ce sujet si complexe ici, je le couvrirai davantage dans de prochains articles. Pour les parents ne pouvant attendre pour en savoir plus, je vous conseille fortement de vous procurer l’un des livres suivants qui vous offrira des pistes très concrètes pour supprimer la punition de votre quotidien :

Un incontournable pour les tout-petits ! Ce petit livre résume simplement mais efficacement les notions principales. Des petites BD illustrent des situations types, ce qui le rend très agréable à lire.

Ce livre se lit très facilement et offre de nombreuses astuces très concrètes pour guider nos enfants en bienveillance (de la petite enfance à l’adolescence). Des petites BD illustrent des situations types et des fiches résument les points clé à chaque fin de chapitre. Je pense qu’il fait également partie des incontournables !

Ce livre est plus théorique que les précédent, mais aborde néanmoins les notions pratiques. Il apporte des éclairages très intéressants sur les notions essentielles de la discipline positive.

LE MOT DE LA FIN…

On dit qu’il n’y a que la punition qui marche. Plus j’y réfléchis, plus je suis convaincue du contraire ! Si c’était le cas, comment expliquer que des écoles de plus en plus nombreuses (en pédagogie Montessori ou autres pédagogies actives par exemple) parviennent à gérer des classes entières d’enfants sans jamais les punir ? 

Malgré les critiques sur nos choix éducatifs, je suis aujourd’hui plus que jamais convaincue que cette voie que nous empruntons est la bonne. Je pense que nous avons tendance à sous-estimer nos enfants. Nous sous-estimons leur volonté de bien faire, nous sous-estimons leurs compétences à trouver des solutions aux problèmes, et malheureusement parfois nous abîmons inutilement notre relation avec eux. Adopter une discipline non punitive, c’est voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, c’est encourager la coopération plutôt que la soumission par la force, et c’est bien plus efficace à long terme ! :)

Sources et références:

À propos des objectifs mirage

La discipline positive, Jane Nelsen, Poche Marabout, 2014, p 110 à 154

À propos du référentiel externe :

La discipline positive, Jane Nelsen, Poche Marabout, 2014, p 35-36

À propos des conséquences à moyen et long terme de la punition

La discipline positive, Jane Nelsen, Poche Marabout, 2014, p 32, p159-160

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, Adele Faber et Elaine Mazlish, Editions du phare, 2016, p 124-125, p 151 à 153

J’ai tout essayé, Isabelle Filliozat, Marabout, 2013, 164 à 166, 172 à 173

À propos des conséquences sur le cerveau

Vivre heureux avec son enfant, Catherine Gueguen, Robert Laffont, 2016 p 156-157

À propos des alternatives à la punition

La discipline positive, Jane Nelsen, Poche Marabout, 2014, p 159 à 209

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, Adele Faber et Elaine Mazlish, Editions du phare, 2016, p 127  à 151

J’ai tout essayé, Isabelle Filliozat, Marabout, 2013, 181-182

4 réflexions sur “Pourquoi la punition est inefficace et contreproductive

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