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Allaitement long : pourquoi j’allaite encore après 2 ans

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Mon P’tit Loup a eu 2 ans à la fin mars, et il est toujours allaité. « Super » diront certains. « Quoiiii ? Tu l’allaites encore ???! Mais tu comptes l’allaiter jusqu’à quel âge ? Il mange au moins ? » diront d’autres. Bien que je puisse comprendre que cela suscite des réactions dans une société où l’allaitement long est loin d’être la norme, j’avoue que je commence à fatiguer de devoir sans cesse me justifier d’un acte qui me paraît si naturel.

Je sais que, l’air de rien, nous sommes nombreuses dans ce cas. J’avais donc envie de replacer les choses dans leur contexte et surtout, de parler de mon expérience personnelle pour peut-être, qui sait, permettre à certains de mieux comprendre l’allaitement long (non, nous ne sommes pas des mamans complètement perchées et inconscientes qui refusent de voir leurs enfants grandir ! 😉 ).

« Allaitement long »… pour qui ?

Pour commencer, je pense qu’il est nécessaire de poser quelques bases afin de replacer l’allaitement long dans un contexte plus juste.

Peu de personnes le savent, mais l’OMS recommande l’allaitement jusqu’aux 2 ans de l’enfant au moins : exclusivement jusqu’à ses 6 mois, puis en complément d’une alimentation solide jusqu’à ses 2 ans, pour finalement continuer « autant que la mère et l’enfant en ont envie ». Nous ne sommes donc pas totalement à l’ouest, nous les mamans qui allaitons « longtemps » !

D’ailleurs, cette notion « d’allaitement long » ou « d’allaitement prolongé » est finalement très subjective. « Long » par rapport à quoi ? « Prolongé » par rapport à quoi ? La norme, mais laquelle ?

Si l’on parle de la norme culturelle, alors oui, en France ou en Belgique, j’allaite de manière « prolongée » (d’ailleurs, je crois que dès que l’on dépasse 6 mois, on rentre dans cette catégorie, malheureusement). Mais si j’habitais en Suède ou au Japon, deux pays où la culture de l’allaitement est bien différente (notez que j’ai pris soin de citer des pays industrialisés !), alors on dirait simplement que « j’allaite ». Et dans certaines parties du monde, c’est si je n’allaitais plus mon fils que je passerais pour une « extraterrestre » ! 😉

Si c’est de norme biologique dont on parle, alors il n’y a absolument pas lieu de qualifier mon allaitement de « prolongé ». Savez-vous que le sevrage naturel se situe entre 2 ans et demi et 7 ans ? Cela signifie que si on les laisse faire, les enfants arrêtent d’eux-mêmes de téter dans cette tranche d’âge (et oui, ils sont capables de s’arrêter d’eux-mêmes un jour !). Cet arrêt se fait de manière très progressive, au point que la maman peine souvent à dater de manière précise le sevrage. La fourchette d’âge est très large, tout simplement parce que comme pour les autres acquisitions, le rythme de sevrage naturel est propre à chaque enfant. Et bien sûr, l’environnement influe également (les enfants auront tendance à téter plus longtemps dans des civilisations de chasseurs-cueilleurs que dans les sociétés occidentales par exemple, où l’âge moyen du sevrage naturel se situerait plutôt autour de 3-4 ans). Tout cela pour dire qu’il ne faudrait pas oublier que depuis la nuit des temps, les enfants ont été allaités plusieurs années. C’est comme cela que des milliards de petits êtres humains ont grandi. À l’échelle de l’humanité, sevrer un enfant de quelques mois seulement est extrêmement récent. Anthropologiquement parlant, c’est le sevrage avant 2 ans qui est « hors norme » !

Et puis, si l’on y réfléchit bien, n’est-ce pas totalement insensé qu’il paraisse plus normal pour un bambin de boire le lait d’une autre espèce plutôt que celui que sa maman a spécialement fabriqué pour lui ?

De nombreuses personnes qualifient l’allaitement long de « malsain », et même d’« incestueux ». Non seulement ces propos peuvent être extrêmement blessants pour les mamans concernées, mais en plus, ce sont des inepties ! L’inceste est contre-nature, or l’allaitement est tout ce qu’il y a de plus naturel ! D’après les ethnologues, l’attachement rend la relation sexuelle impossible. L’allaitement long favorisant un lien attachement fort et sain, il serait donc plutôt un facteur de prévention. Les mères qui affligent des violences incestueuses à leurs enfants n’en arrivent pas là à force d’une trop grande proximité quotidienne ou du contact charnel de l’allaitement ! C’est le résultat de troubles psychologiques bien à part. Un adulte qui a une personnalité équilibrée ne sera jamais attiré de cette manière par son enfant, même en étant très proche de lui… Allaiter son bambin n’a rien de malsain ni d’incestueux !

On entend également souvent que les mamans empêchent leurs enfants de grandir. J’avais vu un jour dans un reportage une psychologue affirmer avec un aplomb incroyable que les mères allaitant des bambins le faisaient de manière totalement égoïste, pour satisfaire leurs propres besoins. Qu’elles empêchaient ainsi leurs enfants d’explorer le monde, de grandir, de devenir autonomes. Je crois que cette psychologue n’a jamais dû essayer de forcer un bambin à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire ! On ne peut évidemment pas forcer un bambin à téter ! S’il le fait, c’est simplement qu’il en a besoin. Et s’il n’en a pas envie, essayez un peu de le persuader ! 😉 S’il préfère, à un instant T, explorer le monde, il l’explore, et c’est tout :) ! Pour l’anecdote, j’ai hier proposé à mon P’tit Loup la tétée (chose que je ne fais que très rarement) pour réaliser la photo de cet article. Très vite, il a préféré aller jouer, et je pouvais toujours m’accrocher pour faire ma photo à ce moment-là ! 😉 Quand, à la question « Tu veux téter ? », la réponse est « non, jouer ! », les choses sont claires ! ^^ Alors, pour toutes les autres fois où il demande de lui-même, je pense pouvoir affirmer sans me tromper que c’est de son propre besoin dont il s’agit avant tout :) . Quand à la question de l’autonomie, la théorie de l’attachement (que je développerai davantage dans un prochain article) explique que c’est justement en comblant les besoins de proximité de l’enfant qu’on l’aide à prendre son autonomie : il a besoin d’une base de sécurité solide pour explorer le monde sereinement et devenir autonome. Cette base lui sert de tremplin : il y revient dès qu’il en ressent le besoin, pour se « recharger » de sécurité affective, qui lui permet ensuite de repartir pour de nouvelles découvertes. Pour la grande majorité des bambins, cette base est en premier lieu la maman, qui est souvent la figure d’attachement principale. Pour les bambins allaités, la tétée fait partie intégrante de cette base de sécurité maternelle : en tétant, l’enfant « fait le plein » de sa maman pour repartir de plus belle vers de nouvelles aventures ! Peut-on imaginer, pour un bambin, une plus belle source de réconfort que le sein et le lait de sa maman ? Je ne crois pas ! :)

Oui, allaiter longtemps est parfaitement normal, sain et naturel, et je pense que s’il y a un problème quelque part, c’est du côté de la perception de cet acte naturel dans notre société, où il paraît bien plus normal d’utiliser ses seins pour vendre un gel douche plutôt que pour nourrir son enfant ! Les seins sont si sexualisés qu’on en oublie leur fonction première, et c’est bien dommage.

Donnez-moi une bonne raison d’arrêter ! 😉

À la réflexion, je ne peux même pas dire que cet allaitement long relève d’un choix. Je n’ai pas vraiment choisi d’allaiter après 2 ans, je dirais plutôt que je n’ai pas choisi d’arrêter. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne vois aucune bonne raison de le faire !

Pourquoi supprimer ces beaux moments ?

Les tétées sont pour mon fils et moi des moments tendres, complices et câlins. Très souvent, lorsque nous nous installons pour la tétée, mon P’tit Loup rit de bonheur ! Pendant la tétée, je chéris de l’avoir tout contre moi, caresse sa peau douce, respire la bonne odeur de ses cheveux, l’embrasse tendrement. Il est fréquent qu’il me fixe de longs instants, yeux dans les yeux, d’un regard plein d’amour qui fait fondre mon cœur de maman ! ❤️ À son âge, il verbalise un certain nombre de choses autour de l’allaitement. Il parle de la « tétée avec maman », demande des « grosses tétées », demande à téter l’« autre côté » pour changer de sein 😉 . Il y a la « tétée allongée », la « tétée assis », et même la « tétée serviette » (après le bain) et la « tétée couette » (dans le lit), et je précise que ces appellations ne sont pas de moi ! 😉 Et nous devrions renoncer à ces instants ?

Pourquoi priver mon fils de cette source de réconfort ?

Le sein n’est pas que nourricier. Il console, rassure, apaise. En cas de gros chagrin, le sein est LA chose qui console mon P’tit Loup à tous les coups. Lorsqu’il se fait mal et que le « souffle magique » ne suffit pas, la tétée parvient toujours à le calmer. En cas de réveil impromptu, la tétée le rendort instantanément (je ne compte plus les siestes qui ont ainsi été sauvées lors des travaux des voisins !). Et nous devrions nous en passer ?

Lorsque je regarde autour de moi, je constate que l’immense majorité des enfants de 2 ans qui ne sont pas allaités boivent encore leur lait au biberon et/ou tètent une tétine pour se rassurer et pour s’endormir. La plupart ont également un doudou (je rappelle que mon fils n’en a pas). J’ai entendu à plusieurs reprises des mamans expliquer que malgré les inconvénients d’un point de vue nutritionnel, elles continuaient à donner du lait de croissance au biberon à leurs enfants de 2-3 ans « parce qu’ils y étaient attachés ». C’est un choix sensé que je comprends. Et bien mon P’tit Loup, lui, est (très !) attaché au sein. Pourquoi devrait-il, lui, y renoncer ? Rappelons que le biberon, la tétine et le doudou, aussi utiles soient-ils, sont des substituts du sein maternel. Pourquoi mon P’tit Loup devrait-il se sevrer du sein, quand la grande majorité des enfants de son âge ne sont pas encore sevrés de leurs biberons/tétines/doudous ? Est-ce que je vais moi, dire aux parents de ces enfants qu’il serait temps de les supprimer ? Bien sûr que non ! Ce serait très mal perçu et ce serait bien normal. C’est pratiques sont communément acceptées, et il est admis d’une certaine manière qu’elles ne regardent que l’enfant et ses parents. J’aimerais tellement qu’il en soit de même pour l’allaitement prolongé !

Pourquoi priver mon fils d’un aliment de haute qualité ?

D’un point de vue nutritionnel, le lait maternel est un aliment exceptionnel. Il contient des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines, des minéraux, des acides gras essentiels… Il est si complet que selon le Dr Garlos Gonzales, si un être humain était seul sur une île déserte et ne pouvait avoir accès à un seul aliment, c’est avec celui-là qu’il vivrait le plus longtemps. Je le cite :

« Notre alimentation doit combler toute une série de besoins. Le seul aliment capable de combler, à lui seul, tous les besoins d’un être humain, du moins durant une partie de sa vie, est le lait maternel. Un nouveau-né est parfaitement nourri, pendant six mois ou plus, uniquement avec le lait maternel ; mais personne ne serait parfaitement alimenté, ni au cours de son enfance ni à aucun autre moment de sa vie, s’il passait six mois à manger seulement de la viande, ou seulement du pain, ou seulement des oranges. […] Le lait maternel est plus près d’être un aliment parfait, à quelque âge que ce soit, que n’importe quel autre aliment connu. Un naufragé sur une île déserte pourrait survivre pendant beaucoup plus de temps s’il disposait de lait maternel que s’il disposait seulement de pain, ou seulement d’oranges, ou seulement de pois-chiche, ou seulement de viande… » [1]

De plus, il s’agit d’un aliment « sur mesure » qui s’adapte en permanence aux besoins de l’enfant, et c’est encore vrai pour un bambin !

J’ai la chance d’avoir cet aliment parfaitement adapté à mon fils et d’une qualité nutritionnelle exceptionnelle sur moi en permanence. Et je devrais cesser de le lui donner (alors qu’il en réclame : combien de parents peinent à faire manger des aliments sains à leurs enfants ?) au profit d’un lait de moins bonne qualité (que je devrais payer en plus !), juste parce que le contenant ne plait pas à certains ? À l’heure où l’on valorise l’alimentation saine, locale, bio et zéro déchet, rappelons-nous que le lait maternel est tout cela à la fois ! :)

Et c’est sans parler des anticorps qu’il contient ! Savez-vous que lorsque l’enfant grandit et tète moins, la concentration de facteurs immunologiques du lait de sa maman devient plus élevée ? Mon P’tit Loup n’a été malade que deux fois cet hiver, et encore, à chaque fois, en à peine deux jours, tout était fini. Il est arrivé à plusieurs reprises depuis sa naissance que toute la famille soit malade sauf lui ! Ce qui est logique puisque lorsque la maman est en contact avec des agents pathogènes, elle transmet à son enfant, via son lait, les anticorps permettant de le protéger contre les infections qu’ils peuvent transmettre. Et nous devrions le priver de cette superbe protection ?

(Accessoirement, allaiter mon fils est bon pour ma santé également. Savez-vous que l’efficacité de les protections contre l’ostéoporose, le diabète de type 2, ainsi que les cancers du sein, de l’utérus et des ovaires induites par l’allaitement sont proportionnelles à la durée de celui-ci ?)

Maintenant, j’écoute mon instinct de maman avant tout !

N’en déplaise à certains, je ne vais pas nous priver de tous ces bénéfices pour rentrer dans un moule qui ne me correspond pas, ne correspond pas à ma vision de la maternité et surtout ne correspond pas à mon fils qui manifeste clairement qu’il a toujours besoin de téter.

Très sincèrement, je ne pensais pas allaiter aussi longtemps. Cela s’est tout naturellement imposé à moi. Je m’étais fixée au départ un objectif de 6 mois. Une fois ce cap atteint, tout se passait tellement bien qu’il n’était plus question d’arrêter. D’autant plus qu’on était au début de l’automne et que mon P’tit Loup allait commencer un petit peu de crèche : je voulais que son système immunitaire soit boosté au maximum ! Je me suis alors dit que j’allaiterais probablement 1 an. Lorsqu’on mon fils a eu 1 an, je ne me voyais absolument pas y mettre fin ! Les tétées étaient des moments de pur bonheur pour lui comme pour moi. Je me suis alors dit que cela durerait probablement jusqu’à ses 18 mois. Puis de 18 mois, « l’échéance » est passée à 2 ans, et maintenant que nous y sommes je ne me fixe plus de date limite ! Quel intérêt d’en fixer une pour ne jamais la tenir ? D’autant plus qu’au départ, c’est la boule au ventre que je me suis sérieusement demandée si je ne ferais pas mieux d’arrêter, parce qu’il avait déjà tel ou tel âge ! Mais moi je savais bien au fond, dans mon cœur et dans mes tripes, que ni lui ni moi n’étions prêts à arrêter. Le Dr Sears conseille de se méfier du « maternage selon le calendrier », qui consiste à mettre fin à certaines pratiques non pas parce que nous ou notre enfant nous sentons prêts, mais parce que la société dicte qu’à tel ou tel âge, elles doivent cesser. Je rejoins totalement sa pensée, je la comprends tellement maintenant ! Aux oubliettes le calendrier, les « il faut que » et les « il ne serait pas trop grand pour ? ». Tant que mon P’tit Loup en manifeste le besoin, tant que cela me convient et que cela s’intègre bien dans notre équilibre familial, il n’y a tout simplement pas de bonne raison d’arrêter l’allaitement, et nous continuons ! J’écoute mon fils, j’écoute mon cœur, et j’arrête de compter ! Alors, à la question : « tu vas l’allaiter jusqu’à quel âge ? », je réponds tout simplement que je ne sais pas. Nous verrons bien où le vent nous porte ! :)

Comme le dit le Dr Sears :

« Tant que les deux membres du couple formé par l’allaitement profitent de cette relation, l’expérience devrait être poursuivie jusqu’à pleine satisfaction de la mère et de l’enfant ». [2]

Mais que l’on se rassure : mon P’tit Loup mange très bien, parle très bien, explore le monde (il est loin d’être toujours collé à moi !), et on me dit souvent qu’il est très dégourdi et autonome pour son âge ! Notre relation est parfaitement saine, et il a également développé un lien très fort avec son papa. Bref, tout va très bien, merci ! :)

Finalement, beaucoup de personnes se permettent de juger l’allaitement long sans le connaître ni le comprendre. D’ailleurs, je pense que sans l’avoir vécu, on ne peut pas réellement le comprendre. Moi aussi, je trouvais cette pratique quelque peu étrange, avant !

J’ai envie de dire aux mamans dans le même cas que lorsque le dialogue paraît impossible, mieux vaut laisser parler et se concentrer sur l’essentiel : la belle relation d’allaitement que l’on a la chance d’avoir construite avec son enfant.

J’allaite toujours mon fils de 2 ans et ce n’est ni par provocation, ni par militantisme. C’est simplement la continuation d’une belle histoire entre lui, moi, et aussi son papa. L’allaitement est en nous, il fait partie intégrante de notre façon de vivre à tous les trois. Et ce n’est pas le regard des autres qui y changera quelque chose ! :) ❤️

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Note importante : Cet article n’est en aucun cas un jugement envers celles qui font autrement. Je conçois tout à fait que l’on ne souhaite pas allaiter des années, que cela ne convienne pas à tout le monde… J’aimerais simplement que les mamans qui ont choisi de le faire soient davantage respectées dans leur choix. :)

Sources et références :

[1] Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p 156

[2] Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p 24

À propos des recommandations de l’OMS : http://www.who.int/nutrition/topics/exclusive_breastfeeding/fr/ 

À propos de l’inceste :

Nathalie Roques, Vivre la relation avec son bébé, 2005, p80

À propos du sevrage naturel : 

La Leche League, L’Art de l’allaitement maternel, 2015, p 444, 445

Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p  24-25

http://www.dur-a-avaler.com/allaiter-laits-maternises-sevrage-enfant-nourrissons/

À propos de la qualité du lait maternel, même pour un bambin…

https://www.lllfrance.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=1158&Itemid=130

La Leche League, L’Art de l’allaitement maternel, 2015, p 453

À propos des anticorps du lait maternel :

https://www.lllfrance.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=1158&Itemid=130

À propos des bienfaits de l’allaitement long sur la santé de la maman :

http://www.claude-didierjean-jouveau.fr/2017/04/13/allaitement-sante-femmes/

 

27 réflexions sur “Allaitement long : pourquoi j’allaite encore après 2 ans

  1. maman délire dit :

    bravo pour ce bel article très bien argumenté. le jugement des autres est souvent un amalgame de clichés et d’idées reçues..avec une petite pointe de jalousie inconsciente peut être…

  2. Mandy dit :

    Chez nous, le sevrage c’est fait assez naturellement après leurs 18 mois. Mes jumeaux étaient intéressés par leur univers et demandaient de moins en moins le sein. Comme j’étais très fatiguée, j’en ai profité pour ne pas le proposer systématiquement. Puis, lorsque je le proposais, souvent ils refusaient. Seul l’un d’eux a continué pendant les siestes et au coucher du soir et la nuit. Aujourd’hui, ils ont tout juste 2 ans et recommencent à m’en parler, à les montrer. Cela suscite beaucoup de curiosité. C’est assez rigolo. Je regrette un peu de ne pas avoir continué, mais en même j’étais exténuée. En tout cas le regard extérieur ne m’a pas vraiment gêné. Mon mari m’a toujours soutenu et mon entourage aussi. Quand je lis certaines histoires dans la presse, je pense avoir de la chance de ne jamais avoir été confronté à des propos désobligeants.

    • Floriane dit :

      Merci pour ton partage d’expérience ! Comme quoi, les enfants sont si différents…18 mois, c’est justement l’âge où mon fils était le + demandeur ! 😉 Il tète encore pas mal mais ça s’est nettement « calmé » depuis… C’est amusant de voir que tes jumeaux s’en souviennent et t’en parlent ! :)
      Je te rejoins pour les histoires dans la presse. Je n’ai jamais été mise dehors de nul part (et pourtant j’allaite partout ou presque), et heureusement parce que je pense que j’aurais du mal à me contenir !

  3. Julie dit :

    Bonjour Floriane, je voudrais revenir sur un élément de votre article… sachant que malgré ce que je vais vous apprendre je suis complètement pour l’allaitement long!!!
    Mais malheureusement notre lait n’est pas « sain »: je m’explique : il est pollué :-(, c’est triste mais cést une réalité. Une de mes amies travaille dans un labo, par curiosité elle avait analysé le lait de certaines collègues, et du coup vu que j’allaite elle a voulu analyse le mien… et il est aussi pollue que celui de ses collègues alors que je mange pas trop mal :-(. Voilà je me disais que vous ne deviez pas le savoir…

    • Demoiselle B. dit :

      Bonjour Julie,

      J’ai pensé la même chose en lisant l’article mais je pense que ce qu’elle a voulu dire c’est surtout qu’on peut pas comparer un aliment mort (de la poudre de lait) et un aliment vivant (notre lait maternel) qui répond aux besoins du bébés en permanence, qui s’adapte en fonction de son âge, en fonction des maladies de nos petits …Bref même si les pesticides passent, ca sera autre chose que le lait d’une vache élevée aux hormones, antibio, nourrie aux OGM et pesticides …
      Et notre alimentation est polluée par TOUT, les dérivés des plastiques sont partout … C’est difficile d’y échapper donc quitte à choisir consciemment, l’allaitement reste quand même la meilleure option.

    • Floriane dit :

      Bonjour Julie. Effectivement le lait maternel est pollué car la pollution est partout, et c’est bien triste. Effectivement, lorsque je parlais « d’aliment sain », je pensais plus à la qualité purement nutritionnelle (dans le sens où une tétée sera bien meilleure nutrionnellement parlant que du lait de vache, du pain ou un biscuit ^^) Je ne prenais pas en compte ce facteur de pollution environnementale, et il est vrai que le lait maternel d’il y a 100 ans était sûrement nettement plus sain à ce niveau. Cependant, le lait maternel d’aujourd’hui n’est pas plus pollué que le lait animal, et qui de plus contient des antibio/vaccins/hormones… Tout facteur confondus, le lait maternel, même « pollué », reste de loin le choix le plus sain pour la santé du bébé.

      Voici un article intéressant qui parle des études sur le sujet :) https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1113

      Mais effectivement, je pense qu’il est important d’avoir ce fait en tête lorsqu’on allaite, pour veiller à notre alimentation et limiter les polluants au maximum (je dis cela maintenant mais je ne l’ai pas toujours fait, surtout aux tous débuts de l’allaitement).

      Merci pour ces remarques pertinentes :)

  4. Maman Brouillon dit :

    Je n’ai pratiqué l’allaitement avec mon fils que jusqu’à 6 mois et encore ce n’était pas directement car il m’était impossible de le mettre trop longtemps au sein à cause de douleurs insupportables. Je tirais donc mon lait et même avec la machine cela restait un supplice. Ce fut la plus grosse déception et mon plus gros échec en ce qui concerne ma vie de maman.
    Avant de devenir maman j’étais comme la majorité des gens, je ne comprenais pas que l’on puisse allaiter son enfant si longtemps. Aujourd’hui que je suis devenue mère et finalement une fois concerné, je me suis renseignée et j’ai changé totalement d’avis. Je respecte totalement les mamans qui désirent allaiter tard. Je ne comprends pas (même avant de changer d’avis) comment des mamans peuvent même parfois se faire insulter parce qu’elles allaitent leurs enfants de manière prolongé. Je t’envie même au contraire car c’est quelque chose finalement que je n’ai pu faire de manière direct. En plus d’être beau, de donner le meilleur à ton enfant, tu partages un moment magique et unique avec lui… J’espère que pour mon prochain bébé je pourrais le faire…

    • Demoiselle B. dit :

      Maman Brouillon, ton commentaire est très touchant.

      Je ne sais pas si tu connais ce site : http://www.allaiteraparis.fr/

      C’est une conseillère en lactation qui propose une newsletter où elle envoie à tous ses abonnés les problèmes que rencontrent ses patientes.

      Je trouve que c’est une idée FORMIDABLE il y a en plus un accès à tout l’historique des newsletters dans son site et ca permet de se rendre compte de tous les problemes (et de toutes les solutions) qu’on peut rencontrer en allaitant !

      Personnellement je n’ai eu AUCUN problème avec mon fils et il est encore allaité à presque 7 mois. Mais justement je me rends compte que ça aurait pu être tout autre avec un mauvais accompagnement. Je n’imaginais pas tous les problèmes qui pouvaient exister !!

      • Maman Brouillon dit :

        Merci pour ta réponse. Je suis allée sur le site. J’ai regardé les archives mais je n’y ai trouvé qu’un cas qui avait l’air de ressembler au mien et le traitement qu’elle proposait n’a pas eu d’effet sur moi. Je me suis inscrite à la newsletter. Ne sait on jamais, j’aurais peut être un jour la réponse à mon problème. En tout cas c’est très gentil d’avoir pris le temps de me répondre et de m’avoir orienté

    • Floriane dit :

      Que ton expérience a dû être difficile :( Ton bébé a-t-il eu son frein de vérifié par un spécialiste de la santé ? Parfois, un frein de lèvre peut causer des douleurs terribles, et une fois coupé tout s’arrange… De terribles douleurs peuvent être aussi liées à une mauvaise position, une candidose (qui se soigne avec un traitement). Je suis très touchée par ton témoignage et triste que personne ne t’ai apporté de solution :(.
      Je te souhaite de ton coeur que ton prochain allaitement se passe au mieux, que ce soit simplement une belle histoire, sans douleurs ! Je te conseille vivement, à ce moment là, de te rapprocher d’une association de soutien à l’allaitement comme la Leche League, et de les appeler sans tarder en cas de difficulté. D’assister aux réunions s’il y en a près de chez toi. Et/ou de consulter une conseillère en lactation certifiée. J’ai entendu plus d’une histoire d’allaitement sauvé par ces conseillères…
      Merci pour ton commentaire et partage d’expérience !

  5. Claire dit :

    Merci pour cet article très complet. Quand j’ai commencé à allaité ma fille, je ne me suis jamais vraiment posé la question jusqu’à quel âge, mais je pensé aux alentours de 6 mois. Et puis, une fois que ces partie, je vois pas pourquoi arrêter. Je n’y voit que des avantages! Pour moi, c’est un peu comme un couteau suisse, ça sert à tellement de choses!
    Par contre, j’allaite en public, cela ne me pose pas de soucis et je pense que c’est ainsi que l’allaitement « long » sera mieux accepté :-)

    • Floriane dit :

      J’aime bien la comparaison avec le couteau suisse, c’est tout à fait ça ! 😉
      J’allaite dans les lieux publics aussi, de manière très discrète (enfin je pense ^^) mais à peu près partout tout de même :) Je suis bien d’accord avec toi, cela contribue à « banaliser » l’allaitement « long » :)

  6. Alexandra dit :

    J’ai beaucoup aimé ton article, très complet et instructif.
    Moi aussi, j’ai allaité ma fille jusqu’à 30 mois, elle s’est arrêtée d’elle-même. Malheureusement, j’ai entendu beaucoup de préjugé de la part d’ami(e)s, et ce qui m’a le plus blessé, c’est les remarque venant de ma mère.
    Mais, je ne me suis jamais laissé influencer.
    Bisous et continue comme ça

    • Floriane dit :

      Merci pour ton témoignage ! Effectivement de la part de ta mère en particulier, j’imagine que ça a été très dur :( Tu as bien fait de ne pas écouter malgré tout.
      A bientôt, merci pour tes encouragements ! :)

  7. Genon dit :

    Bravo très bel article dans lequel je me retrouve ,je nous retrouve mon fils et moi totalement… loulou aura 26 mois à la fin mai et est toujours allaité … du bonheur partagé !! Et pareil je n’étais pas parti pour tenir aussi longtemps,échéances après echeances je suis arrivé à me dire qu’il arrêtera quand il voudra tout simplement…. et allaiter en public ne m’a jamais freiner quoi de plus naturel !!!
    Allez sur ce la bise les mums

  8. Sophie dit :

    Merci pour ce bel article ! Je l’ai trouvé tellement bien écrit, il explique bien ce que je ressens (mam’allaitante d’une souricette de 2,5 ans). Si bien, d’ailleurs, que j’ai choisi de le partager sur FB, ce qui me permet de faire une espèce de « coming out allaitement long » auprès de tous mes contacts et, je l’espère, de susciter une meilleure compréhension chez ceux qui étaient au courant et étaient gênés/embarrassés à ce sujet. Bref, merci !

    • Floriane dit :

      Merci pour le commentaire et pour le partage ! :) J’espère que tes contacts y réagiront positivement. Je vous souhaite à toi et ta fille une belle poursuite d’allaitement !

  9. despey dit :

    Un très grand Merci pour cet article qui fait beaucoup de bien. 18 mois que j’allaite, et que je cherche des excuses à cette fameuse question « jusqu’à quand? »… Vous m’avez aidé à mettre des mots sur ce que je ressens, et m’avez soulagé d’un poids. J’ai mtnt ma réponse: finalement nous continuerons l’allaitement tant qu’on en a envie toutes les 2. Donnez moi une bonne raison d’arrêter! Encore MERCI

  10. ines dit :

    J’étais contre l’allaitement prolongé jusqu’à la lecture de ce billet. Merci d’avoir pris le temps d’expliquer les avantages de l’allaitement après 2 ans. Je voyais de l’inceste mais plus maintenant. Vos arguments ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde.

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