Parentalité positive et laxisme

Éducation bienveillante, laxisme et amalgame

L’éducation bienveillante est-elle laxiste ?

 

S’il y a une chose qui agace plus d’un parent ayant choisi de s’investir dans la parentalité positive, c’est cet amalgame si fréquent entre l’éducation bienveillante et le laxisme. Le parent dit « bienveillant » donne souvent la fausse impression de « tout laisser passer », et s’entend alors dire que « ce n’est pas rendre service à l’enfant », qu’il doit « donner des limites », au risque qu’il « se fasse bouffer » et que son enfant deviennent un « enfant roi ». On n’hésite pas à le qualifier de parent « laxiste ». Ces remarques sont très blessantes pour des parents qui justement s’investissent énormément dans l’éducation de leurs enfants, se donnent beaucoup de mal, osent remettre en question leurs convictions passées, se documentent sur d’autres façons de faire,  s’informent sur le développement de l’enfant, se remettent perpétuellement en question.

Je vois parfois circuler des messages sur Facebook qui me désolent. En voici un exemple :

education-punition-coin

Donc selon cette image, parce que je ne mets pas mon fils au coin et n’ai pas l’intention de le faire, il deviendra « mal élevé », délinquant, victime de mon éducation laxiste ?

Remettons les choses à plat.

LE CHOIX DE LA COOPéRATION PLUTÔT QUE DU RAPPORT DE FORCE

Selon le dictionnaire Larousse, est laxiste celui qui est « excessivement tolérant, indulgent ». On voit déjà là que l’emploi de ce terme est très subjectif ! En effet, à partir de quel point la tolérance et l’indulgence deviennent « excessives » ? Tolérance et indulgence me semblent indispensables envers un petit enfant. Mon fils a 19 mois. Evidemment que je vais être tolérante et indulgente avec lui s’il casse ou abîme quelque chose, me fait mal, fait le contraire de ce que je lui dis ou pique une énorme crise de colère parce que je lui refuse quelque chose. Il est si petit ! Il apprend ! Son cerveau encore immature ne lui permet pas de gérer ses pulsions et émotions comme le ferait un adulte. Je sais que lorsqu’il « agit mal » il n’a pas réellement l’intention de faire du tort. J’ai vraiment du mal à percevoir à quel moment je pourrais être excessivement indulgente ou tolérante envers lui …

Selon moi, est laxiste un parent qui laisse tout faire à son enfant par facilité. La notion de négligence me paraît essentielle. Par exemple, un parent laxiste laissera son enfant se goinfrer de sucreries ou passer sa journée devant la télévision, juste pour avoir la paix. Il laisse faire pour être tranquille, au détriment des intérêts de son enfant. L’attitude du parent laxiste est en ce point égoïste, puisqu’il fait passer son confort avant les besoins de son enfant. De plus, son attitude est souvent passive et subie : il est dépassé par les événements, ne sait plus comment agir ou réagir, et en quelques sortes démissionne de son rôle de parent.

Le parent bienveillant, au contraire, agit de manière pensée et réfléchie, pour le bien de l’enfant. Il est généralement bien documenté et sait ce qu’il fait. Ses actions sont le résultat d’un vrai choix éducatif. S’il laisse son bambin vider entièrement son placard à vêtements, fouiller dans son portefeuille ou sortir les DVD de la bibliothèque, c’est qu’il pense qu’il lui est bénéfique de toucher et manipuler les objets à sa portée : cela lui permet de travailler sa motricité fine, de développer sa concentration, de comprendre son environnement ! S’il répond à tous ses pleurs de manière positive, c’est qu’il est convaincu qu’il en a besoin d’un point de vu affectif et que ce ne sont pas des « caprices ». S’il le laisse courir dans la maison, sauter dans les flaques, monter le toboggan à l’envers, c’est qu’il considère qu’il a besoin de bouger le plus librement possible pour développer sa motricité globale et prendre confiance en ses capacités. Qu’il a besoin aussi de vivre pleinement certaines expériences qui font la magie de l’enfance. Le parent bienveillant, sans tomber dans le « laisser-faire », a appris à lâcher prise sur certaines choses. Par ailleurs, s’il ne gronde pas, ne menace pas, ne punit pas son enfant, c’est qu’il considère que ce ne sont pas les manières les plus constructives ni les plus efficaces de lui faire passer des messages. C’est qu’il a choisi de se tourner vers d’autres méthodes, plus respectueuses de l’enfant, de son développement et de ses émotions, qui lui permettront d’apprendre en s’épanouissant. Des méthodes qui permettent à toute la famille d’être plus sereine au quotidien. Cela ne veut absolument pas dire qu’il « laisse tout passer », qu’il ne transmet aucun message, qu’il n’éduque pas !

L’enfant éduqué en bienveillance ne rangera pas ses jouets ou ne mettra pas la table parce qu’on l’y force et qu’il craint d’être puni, mais parce qu’il aura envie de le faire. Ses parents lui auront donné l’envie de le faire. Les enfants sont vraiment capables de s’auto-discipliner lorsqu’on les respecte ! La coopération fait des merveilles ! L’intimidation, par contre, a de fortes chances de mener à la rébellion. Un jour ou l’autre, l’enfant se sentira victime d’injustices, ne voudra plus obéir, ou n’aura plus peur. Il apprendra à dissimuler ses actions, à mentir à ses parents. Pour schématiser, on pourrait dire que l’éducation bienveillante apprend à agir de manière juste envers soi-même et les autres, tandis que l’éducation autoritaire apprend à frauder. L’éducation laxiste, quant à elle, ne cherche pas à transmettre quoique ce soit. On voit encore une fois ici qu’assimiler l’éducation bienveillante à du laxisme est un non-sens… On voit aussi que malgré les idées reçues, ce n’est finalement pas le parent dit « autoritaire » qui aura le plus d’autorité sur le long terme. Le parent bienveillant, parce qu’il éduque dans le respect, aura bien plus de chances d’être sincèrement respecté par son enfant en retour. Et c’est sans parler de la qualité de la relation parent/enfant, à court et long terme…

LA LIBERTé CADRée

Alors oui, il en résulte que le parent bienveillant laisse ses enfants plus libres que le parent « classique ». Pour beaucoup, c’est signe de laxisme car l’enfant serait laissé « sans limites ». Rien de plus faux ! En parentalité positive, des limites sont posées. On laisse l’enfant le plus libre possible dans un cadre défini et sécurisant. On le laisse le plus libre possible, car on reconnaît qu’il ait besoin (surtout s’il est tout petit) de toucher/manipuler/ bouger/courir/jouer et parfois pleurer, ou encore crier sa joie ou sa peine. On reconnaît que de le priver de tout cela reviendrait à l’empêcher inutilement de vivre pleinement son enfance, et même entraver son développement moteur, intellectuel et psychique (pour approfondir ce dernier point, je vous renvoie aux découvertes de Maria Montessori). On refuse de lui imposer de nombreuses limites sans réelles justifications, comme le veut l’éducation traditionnelle. On le laisse donc libre au maximum pour son épanouissement, même si c’est parfois plus difficile à gérer pour nous, adultes. Il est en effet plus facile de dire à un enfant d’arrêter de crier en le menaçant, plutôt que d’accepter qu’il lui soit bénéfique de s’exprimer et d’accueillir ses émotions. Comme il est plus facile de lui imposer de rester assis dans un coin plutôt que de le laisser jouer librement et donc de devoir le surveiller. Cette liberté est tout de même contenue dans un cadre précis, intelligemment étudié par les parents : l’environnement aura été sécurisé, les objets trop fragiles ou précieux mis hors de sa portée. On le laissera faire un maximum de choix par lui-même, mais parmi des alternatives que l’on aura pris soin de sélectionner en amont. Par exemple, l’enfant pourra choisir ses vêtements qui auront été triés selon la météo, ou choisir ce qu’il souhaite manger parmi une sélection d’aliments très sains. Enfin, contrairement au parent laxiste, le parent bienveillant saura imposer les limites nécessaires à son enfant (notamment lorsque cela a attrait à la santé, à la sécurité, au respect des autres, ou encore à ses propres limites…). Mais contrairement au parent « autoritaire », il y mettra les formes. Il prendra soin de les justifier en lui expliquant pourquoi. Si l’enfant réagit violemment malgré tout, il accueillera son émotion avec empathie. Lui expliquera encore, autant de fois que nécessaire. Il fera son possible pour l’aider à passer à autre chose au plus vite. Ce n’est pas parce que le parent bienveillant cherche à éviter les crises « inutiles » qu’il cherche absolument à éviter toutes les crises en disant « oui » à tout !

UNE AUTRE MANIÈRE DE TRANSMETTRE LES MESSAGES

En fait, le parent autoritaire et le parent bienveillant empruntent juste des chemins différents pour transmettre les messages. Alors que le premier utilise l’autorité (et donc l’intimidation et la peur) pour se faire obéir, le second mise sur la compréhension profonde du sens et du bienfait de la consigne. En fait, l’ambition éducative du parent bienveillant va même bien au-delà de celle du parent autoritaire, puisqu’il tend à le responsabiliser. L’enfant apprend à obéir de sa pleine volonté aux consignes qui lui semblent justes, et non à se soumettre sous la contrainte. Il apprend ainsi à discerner le bien du mal, les bons comportements des mauvais. Par exemple, pour l’apprentissage de la politesse, on ne va jamais le contraindre à dire merci (certains recommandent de ne pas donner l’objet tant que l’enfant n’a pas dit merci !). On va plutôt lui expliquer que c’est ce que l’on dit lorsqu’on est reconnaissant. On l’utilisera un maximum avec l’enfant, dans son contexte. On pourra éventuellement avoir recourt à des livres qui mettent en situation cela dans des histoires. Le jour où l’enfant le dira, lorsqu’il s’en sentira prêt, ce sera plein de sincérité ! Pour apprendre à un petit enfant à ne pas tirer les cheveux, on ne va pas crier, le gronder ou encore lui tirer les cheveux en retour (si si, encore une fois c’est un conseil réellement donné !), mais lui expliquer posément encore et encore qu’il faut faire attention pour ne pas faire mal, qu’il faut être doux avec ses mains, respecter les autres. Ce n’est pas parce que le parent bienveillant ne gronde pas son enfant qui lui tire les cheveux qu’il le laisse faire ! Il explique autrement. Assimiler un tel état d’esprit à du laxisme est absurde. Le parent laxiste, lui, se soucie peu de transmettre des messages éducatifs ! Il laissera plutôt son enfant tirer les cheveux de tout le monde sans rien dire du tout 😉 .

QUELQUES MISES EN SITUATION

Les traits sont ici vulgarisés pour faire passer le message. Bien sûr, la vraie vie n’est pas si simple : selon les différents contextes, des parents pourront agir tantôt selon une « catégorie », tantôt selon une autre. Le but n’est pas ici de donner des étiquettes ni de juger. C’est d’ailleurs pour cela que je parle de comportements (« comportement bienveillant » non de « parent bienveillant » ^^ Rappelons que la bienveillance éducative est un travail de tous les jours, impliquant une remise en question permanente, et que les faux pas sont normaux : nous ne sommes que des humains ! ;).

Un enfant demande à regarder (encore !) la télévision.

Un comportement « autoritaire » :

Le parent préviendra son enfant (dans le meilleur des cas !) que c’est le dernier dessin animé. Si celui-ci insiste, il éteindra le poste de télévision en disant que maintenant c’est terminé : c’est comme ça et puis c’est tout. Si l’enfant part en crise, il l’ignorera, lui demandera de se taire, ou alors on le grondera voire-même le punira (par exemple en l’envoyant dans sa chambre).

Un comportement laxiste :

Le parent laissera son enfant regarder la télévision tant qu’il le souhaite, pour être tranquille (même s’il est convaincu au fond que ce n’est pas la meilleure chose à faire).

Un comportement « bienveillant » :

Le parent préviendra son enfant en amont qu’il n’aura droit qu’à un seul dessin animé, et qu’ensuite ils feront du dessin ensemble. Une fois le dessin animé terminé, si l’enfant en réclame un autre, il lui rappellera l’accord passé : après un dessin animé c’est fini, maintenant c’est le moment de faire du dessin. Si l’enfant part en crise, il accueillera son émotion (« tu es en colère et déçu parce que tu aimerais bien regarder un autre dessin animé »), lui exprimera son empathie : (« je comprends, c’est vrai que c’est chouette les dessins animés »), le prendra dans les bras pour un câlin si l’enfant le souhaite, puis l’aidera à passer à autre chose « et si on allait faire du dessin maintenant ? Ca va être super, tu pourras utiliser tes feutres préférés ! Dessiner les animaux de la ferme que tu adores ! ».

Un bambin ayant tout juste acquis la marche entreprend de monter et descendre les escaliers.

Un comportement « autoritaire » :

Le parent l’en empêchera ou le forcera à lui donner les mains, avec une remarque du style « c’est dangereux, tu vas tomber ».

Un comportement laxiste :

Le parent le laissera faire sans vraiment surveiller.

Un comportement « bienveillant » :

Le parent n’interviendra pas du tout  (ni physiquement ni verbalement) mais surveillera ses moindres faits et gestes de très près, en se tenant à une distance permettant d’intervenir efficacement en cas de besoin, de manière à ce que ce soit sécuritaire.

Un bambin refuse de mettre son chapeau de soleil (et le soleil tape très fort).

Un comportement « autoritaire » :

Le parent lui mettra de force : c’est comme ça et puis c’est tout. Si l’enfant l’enlève aussitôt (fort probable), le parent aura recourt aux menaces et au chantage pour qu’il le garde.

Un comportement laxiste :

Le parent le laissera au soleil sans chapeau.

Un comportement « bienveillant » :

Le parent prendra le temps de lui expliquer pourquoi il est important de mettre un chapeau. Si l’enfant ne se laisse pas convaincre, il cherchera d’autres moyens créatifs de l’inviter à mettre son chapeau de son plein gré. Par exemple, en montrant l’exemple (en montrant qu’il met lui aussi son chapeau), ou encore en faisant essayer le chapeau au doudou ! Si l’enfant n’est toujours pas d’accord, il lui donnera le choix entre deux alternatives : jouer au soleil avec un chapeau, ou à l’ombre sans chapeau.

Ces exemples montrent bien que le comportement « bienveillant » n’a rien à voir avec le comportement laxiste. Il me semble aussi évident que des trois exemples cités, c’est l’attitude « bienveillante » qui demande le plus d’investissement. On est donc bien à l’opposé de la négligence !

Je ne développe pas plus ici sur les valeurs et bienfaits d’une approche positive de l’éducation, puisque je prévois d’écrire d’autres articles sur le sujet :) . À bientôt !

Note : je vous suggère de lire cette réflexion sur le même sujet …

Crédit photo : Photo de Kevin Conor Keller. Licence Creative Commons.

14 réflexions sur “Éducation bienveillante, laxisme et amalgame

  1. COS dit :

    Bonjour, votre article est très intéressant et vos exemples parlants. Pourriez-vous me donner les trois approches pour une activité « nécessaire » à la vie en société comme mettre le couvert ou ranger l’espace de vie commune… en particulier si l’enfant s’y refuse même après lui avoir expliqué que c’est le bien commun et son propre intérêt qui sont en cause. Un grand merci.

    • Floriane dit :

      Bonjour et merci pour ce commentaire ! Pour reprendre votre exemple, je dirais que l’approche laxiste serait de ne rien dire du tout, l’approche autoritaire de forcer avec menace, et l’approche bienveillante d’encourager fortement mais sans forcer. C’est à dire d’expliquer comme vous le dites, de dire que ce serait mieux pour tout le monde, que vous aimeriez mieux qu’il le fasse parce que… (sinon on risque de marcher sur ses jouets et de les casser/de tomber et de se faire mal? Un espace rangé est bien plus agréable pour tout le monde…). Après, je pense que la manière de s’y prendre change beaucoup selon l’âge de l’enfant ! Mon fils a tout juste 20 mois. Il range ses jouets au fur et à mesure, nous lui avons tranquillement depuis ses 1 an environ (en faisant avec lui au début bien sûr). Il le fait avec enthousiasme ! Si là, à 20 mois, il part en laissant son jeu « en plan », je lui demande de le ranger. En général il le fait. S’il ne le fait pas, je n’insiste pas, mais je lui montre bien que c’est moi qui range (dans l’idée qu’il faut bien que quelqu’un le fasse). Avec un enfant plus grand, je me doute que ce doit être différent ! Je n’ai pas encore « pratiqué » avec un enfant plus grand, mais je pense que ce qui serait le plus efficace serait d’en faire un jeu. J’ai entendu des témoignages de parents qui utilisaient un sablier par exemple : on range le plus vite possible, pendant que le sablier s’écoule… L’idée étant que ça ne soit pas vu par l’enfant comme une corvée. Et aussi, plutôt que de se focaliser à le disputer quand il ne le fait pas, le féliciter quand il le fait. Ou encore, lui demander de ranger quand il aura terminé ce qu’il est entrain de faire (il est peut-être trop occupé à faire autre chose ?). Lui donner le choix entre ranger maintenant ou après le bain… Ce ne sont que des petites pistes, des livres de professionnels sur l’éducation bienveillante ou des groupes de discussion vous en donneront plein d’autres :) .

      Après, il me semble que plus on habitude l’enfant tôt à ces choses là, plus ce sera facile par la suite car ça lui paraîtra « naturel ». Le tout petit enfant aime aider aux tâches de la vie courante, et si on l’encourage et qu’on l’invite à participer (comme le préconise Maria Montessori), ces tâches auront plus de chances de devenir naturelles par la suite. Emmanuelle Opezzo en parle dans son livre « Appliquer la pensée Montessori à la maison ». J’en ai parlé dans mon article sur le sujet, je vous invite à le lire…
      http://parents-naturellement.com/pedagogie-montessori-maison/

      Dans tous les cas, je pense que faire preuve de patience et de souplesse, être ouvert à la discussion, essayer de comprendre la raison qui fait que « ça bloque » aide toujours.

      J’espère avoir répondu à votre question !

  2. Clémence dit :

    Je découvre cette image et elle est tout simplement audieuse et encourage à la maltraitance ordinaire….Humilier l’enfant, lui faire honte, le devaloriser, lui manquer de respect… Insupportable !! Comment est ce encore possible en 2016? Et le paradoxe réside dans le fait que, justement, c’est bien parce que l’enfant se sent blessé et méprisé de son entourage (c’est peu dire!)qu’il est à risque de développer un comportement déviant à l’adolescence et à l’âge adulte. Ça dépasse mon entendement!

    • Floriane dit :

      Je suis tellement d’accord avec toi !Mais même s’il est vrai que les vieux « principes éducatifs » sont bien ancrés dans les mentalités (la preuve avec cette image !), je suis tout de même optimiste, j’ai l’impression que la parentalité positive fait de plus en plus parler d’elle et que de plus en plus de jeunes parents s’y intéressent… Merci pour ton commentaire ! :)

  3. selinav dit :

    Je suis d’accord sur le principe et je le comprends malheureusement il faudra m’expliquer comment font ces supers maman pour être 100% disponible pour guider leurs enfants à chaque pas.
    Je travaille, quand je rentre le soir j’ai 2h pour faire à manger, doucher les enfants et faire les devoirs. Malheureusement j’aimerais bien pouvoir accorder plus de temps à mes enfants et je ne peux pas sinon on couche les enfants à 22h ce qui n’est pas bon pour leur rythme.
    Mon conjoint arrive à 19h donc je ne peux pas compter sur lui. Ma dernière de 3 ans et demi fait des crises pour tout et pour rien malgré les explications. Même en lui accordant du temps pour jouer elle fait des crises de larmes régulièrement et est sans arrêt dans la contradiction. Dans la majorité des cas, j’essaie de lui expliquer mais elle n’est pas apte à écouter elle hurle tellement. Je suis fatiguée, alors forcément après 5 mn à s’être calmée dans sa chambre elle revient calmée tout sourire. Donc punir à tout va, non, mais à bon escient quand ils ne veulent rien écouter je n’ai pas encore trouvé mieux. Malheureusement je ne suis pas une super maman qui peut serrer son enfant dans les bras tout en se faisant hurler dans les oreilles…

    • Floriane dit :

      Je ne crois pas que la parentalité positive soit un truc de « super mamans ». Je vous rassure, je suis loin d’être une mère parfaite, j’ai mes faiblesses comme tout parent.
      Je comprends tout à fait qu’au niveau du timing ce soit difficile d’être disponible, surtout avec 3 enfants ! Mais je crois au contraire que l’approche de la parentalité positive, quand elle est bien appliquée avec les bonnes techniques, permet au contraire de gagner du temps ! Elle est bénéfique pour les enfants ET pour les parents. Il ne s’agit pas juste de respecter mieux l’enfant, c’est également plus efficace car cela permet de gérer les crises plus efficacement, et même d’en prévenir un grand nombre ! Je l’ai si souvent constaté auprès de mon fils… On y trouve aussi des pistes pour faire attendre les enfants de manière positive, sans crise, en pratiquant l’écoute active pas exemple…
      Je vous recommande vivement de vous pencher sur des ouvrages comme « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat ou « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » de Faber et Mazlish, qui proposent des solutions très concrètent et efficaces pour gérer les situations difficiles.
      Concernant la gestion des crises, je vous renvoie également vers mon article qui pourra donner quelques pistes : http://parents-naturellement.com/caprices/
      Je prévois également d’aborder ces sujets en profondeur sur ce blog :)

  4. Céline dit :

    Bonsoir, Je découvre votre blog et quel bonheur !
    Je partage tout à fait vos points de vus ( malgré les jugements permanents ) mais je me rend compte que même si j’approuve à 100% la théorie, dans la pratique c’est parfois un peu compliqué parfois … Auriez vous un livre à me recommander pour arriver à l’adapter au quotidien ?

    Je vous remercie d’avance :)
    Céline

    • Floriane dit :

      Bonjour Céline,
      Bienvenue sur le blog et merci ! :)
      Effectivement, la il y a la théorie, et dans la pratique, ce n’est pas toujours évident c’est certain ! Et rassurez-vous, je pense que ça ne l’est pour personne ! 😉 Surtout dans la bienveillance, les résultats ne viennent pas du jour au lendemain, c’est un travail continuel qui porte ses fruits sur le long terme… Mais quel bonheur de constater qu’un cap est enfin franchi !
      Pour les livres, je pense que les 3 cités dans l’article suivant devraient vous aider (ils donnent des pistes très concrètes à appliquer au quotidien) :
      http://parents-naturellement.com/punition/
      A bientôt :)

Laisser un commentaire