Ne pas faire croire au Père Noël

Ne pas faire croire au Père Noël : j’explique nos choix

Ne pas faire croire au Père Noël

« Dans les pays anglo-saxons, Noël est un vieillard caduc, couvert de neige, qui porte dans un panier énorme les jouets aux enfants, en entrant réellement la nuit dans leur maison. Mais comment ce qui est le fruit de notre imagination pourrait-il développer l’imagination des enfants ? Nous seuls imaginons et non eux, ils croient, ils n’imaginent pas. […] Est-ce la crédulité que nous voulons développer chez nos enfants […]  ? […] C’est nous qui nous divertissons de la fête de Noël et de la crédulité de l’enfant. »       Maria Montessori

Ça y est, nous sommes en plein dans la période de Noël ! Cette période si festive et si particulière, avec ses sapins, ses lumières, ses décorations… et ses pères Noël !

Que l’on soit clair : j’adore cette période des fêtes de fin d’année. J’adore choisir avec soin des cadeaux pour faire plaisir à mes proches, décorer le sapin et la maison, partager ces bons repas en famille.

Mais avec le papa de mon P’tit Loup, nous avons malgré tout choisi de ne pas lui faire croire au Père Noël. J’ai bien conscience que c’est un choix qui peux déranger voire choquer, c’est pourquoi j’ai à cœur de l’expliquer dans cet article.

Avant tout, je tiens à préciser que je parle là de mon choix et de ma vision des choses, mais bien sûr, libre à chacun de fêter Noël comme il l’entend. Je ne dis pas que ce choix soit nécessairement le meilleur… et j’espère que les échanges qui découleront de cet article se feront dans la bienveillance ! :)

Alors, pourquoi je ne veux pas faire croire à mon fils au Père Noël ?

PARCE QUE JE NE VEUX PAS LUI MENTIR

C’est la raison principale : je ne me vois absolument pas mentir à mon fils. Je ne m’imagine pas un instant lui raconter ces histoires en les faisant passer pour vraies, encore moins ne pas répondre honnêtement à ses questions. Parce que, soyons réalistes : les enfants ne sont pas si naïfs. Si les toutes premières années, leur faire croire au Père Noël peut être facile, très vite ils commencent à poser des questions embarrassantes à leurs parents qui se voient obligés de s’embarquer dans des mensonges pas possible afin de garder le secret intact : « oui chez nous, nous n’avons pas de cheminée, mais il passe par le balcon », « non ne t’inquiète pas, s’il y a du feu dans la cheminée quand il arrive, il pourra l’éteindre avec sa baguette magique », « tu as vu deux Pères Noël lors de la même promenade, mais c’était des faux, le vrai est ailleurs », « Ton copain Léo t’a dit qu’il n’existe pas, mais il se trompe », « le Père Noël s’est trompé, il a déposé ce cadeau pour toi chez nous », etc. Je pense qu’à ce petit jeu je serais très mauvaise, et qu’il me rendrait très mal à l’aise. Mon P’tit Loup se rendrait probablement vite compte que je lui raconte n’importe quoi.

Cela impliquerait également de lui cacher énormément de choses tous les jours pendant les semaines précédant Noël : ne pas parler devant lui des cadeaux que l’on fait aux autres membres de la famille, les acheter sans lui, les emballer sans lui, les cacher… Cela fait beaucoup de cachotteries ! Je craindrais qu’il ne sente que nous lui cachions quelque chose et le vive mal.

Et là nous touchons le cœur du problème : je ne veux pas trahir sa confiance. Je souhaite que son papa et moi restions à très long terme des personnes de référence pour lui, à qui il pourrait poser absolument toutes ses questions en toute confiance, sachant que quelles qu’elles soient, il obtiendrait une réponse honnête. Si nous le bernions pendant des années au sujet du Père Noël, je crois que ce lien de confiance pourrait s’en trouver sérieusement abimé ! Et a fortiori, la relation affectée…

Énormément d’enfants vivent très mal la découverte de la vérité au sujet du Père Noël. Personnellement, c’était mon cas. Pourtant, je n’avais que 6 ans, je ne l’ai donc pas su « si tard », et en plus, mes parents me l’ont dit, ce n’est pas comme si j’avais moi-même découvert la vérité en trouvant des cadeaux dans un placard, ou en me la faisant dire par un autre enfant. Pourtant, je l’ai mal vécu et oui, sur le moment, je me suis sentie trahie. Ce sentiment de trahison est extrêmement commun et vraiment compréhensible : comment réagir lorsque l’on se rend compte que les personnes à qui on fait le plus confiance nous ont caché un si gros secret pendant si longtemps ? Un enfant ne peut rester indifférent à cela. Il est trop petit pour prendre du recul et se dire à ce moment-là : « ils pensaient bien faire, c’était pour mon bien ». Au mieux, il sera « juste » déçu, au pire, il se sentira carrément trahi et développera un fort ressentiment envers ses parents. C’est un risque que je ne veux pas prendre.

J’ai le sentiment d’avoir une relation vraiment intime et sincère avec mon fils, ce qui me remplit de joie. Il commence à poser beaucoup de questions, et j’essaie toujours de lui répondre simplement mais honnêtement. Je lui dis toujours la vérité, ne lui cache rien. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion suivante il y a peu : « j’ai parfois l’impression de m’embarquer dans des explications allant au-delà de ses capacités, il ne doit pas comprendre tout ce que je lui dis lorsqu’il pose des questions appelant une réponse si compliquée… mais au moins, il voit que je n’ai pas de soucis à répondre à sa question, il n’aura pas l’impression que je lui cache quelque chose ». Sur des sujets simples comme plus complexes, l’honnêteté est une règle d’or. Alors venir d’un coup lui dire le plus sérieusement du monde que c’est le Père Noël qui passe par la cheminée pour lui apporter ses cadeaux emballés par des lutins, ce serait vraiment bizarre… Et encore une fois, je sens bien que perdrais pieds à la première question un peu gênante : c’est tellement contraire à ce que je fais d’habitude ! J’aurais aussi peur de briser ainsi ses élans de curiosité naturelle : il cherche à comprendre le monde qui l’entoure et pose donc énormément de questions dans ce sens. Ne risquerait- il pas de ne plus rien demander par la suite ?

PARCE QUE JE VEUX LUI MONTRER LE BON EXEMPLE

On le sait aujourd’hui : les enfants apprennent davantage par imitation qu’en suivant des consignes. C’est-à-dire que si l’on dit à un enfant de faire une chose, mais que l’on fait l’inverse devant lui, il y a peu de chances qu’il respecte cette consigne… Si je veux que mon fils range ses affaires, je dois ranger les miennes, si je veux qu’il se tienne bien à table, je dois bien me tenir moi-même à table, et si je veux qu’il ne mente pas… alors je ne dois pas lui mentir ! Essayer d’apprendre à un enfant à être droit et honnête avec les autres tout en lui mentant droit dans les yeux pendant des années au sujet du Père Noël me paraît totalement contradictoire et insensé… Je ne me sens pas de demander à mon fils des choses que je ne fais pas moi-même. Et si je devais lui expliquer sérieusement qu’il n’aurait pas dû mentir dans telle ou telle situation, tout en lui mentant moi-même en parallèle au sujet du Père Noël ? J’en serais bien incapable, j’aurais honte, et j’aurais tellement peur de sa réaction au moment où il apprendrait la vérité…

PARCE QUE JE VEUX LUI INCULQUER LA VRAIE VALEUR DES CHOSES, LE PLAISIR D’OFFRIR ET DE RECEVOIR

Après y avoir beaucoup réfléchi, ma conclusion est que ce mythe du Père Noël n’aide vraiment pas à développer chez les enfants ces valeurs qu’on aimerait pourtant leur inculquer : la valeur des choses, le plaisir d’offrir et de recevoir, le sens du partage, le fait que le plus important ne se situe pas dans le matériel…

On leur fait croire que tous ces cadeaux tombent littéralement du ciel. Et ensuite, on se plaint qu’ils deviennent des « enfants gâtés » qui réclament toujours plus de cadeaux, ne se rendent pas compte de leur valeur, manquent de reconnaissance envers ceux qui leur offrent… Je me souviens très bien que petite, j’entourais la moitié du catalogue de jouets en disant que je voulais tout pour Noël. Quand des adultes me disaient que ce n’était pas possible parce que c’était trop, je ne comprenais pas et leur répondais quelque chose comme : « Où est le problème, puisque c’est le Père Noël qui s’en occupe ? » « Et j’ai été sage, non ? ». C’est vrai quoi, pourquoi venaient ils interférer, cela ne regardait que le Père Noël et moi ! 😉

J’ai envie que mon fils sache que son papi et sa mamie lui ont offert ce tableau noir parce qu’ils savent qu’il adore dessiner, que son papa et sa maman lui ont choisi cette cuisinière parce qu’elle a des plaques qui « s’allument », lui qui adore regarder les plaques chauffantes de notre cuisine avec une envie dévorante d’y toucher ! Je veux qu’il sache que sa marraine a décidé de lui faire deux cadeaux parce qu’elle en avait envie, que sa tatie lui a offert ce livre qui parle des papas, parce que c’est la sœur de son papa, et que c’est son arrière-grand-père qui lui a peint ce joli tableau ! Bref, j’aimerais qu’il prenne conscience que les cadeaux qu’il a reçus ont été choisis avec amour par ses proches, qu’au-delà de l’aspect matériel, ce sont des cadeaux qui viennent du cœur ! Et que par-dessus tout c’est cela, l’esprit de Noël… Recevoir un cadeau en sachant qu’un proche a pensé à nous est à mon sens tellement plus plaisant que de le recevoir en pensant que c’est un grand homme barbu intimidant qu’on ne connait pas vraiment qui daigne bien nous le donner parce que c’est son « boulot » et qu’il a jugé qu’on avait été bien « sage » cette année… (Personnellement, si je veux faire plaisir à un enfant qui croit au Père Noël, je préfère largement lui offrir quelque chose en dehors de Noël. Je préfère qu’il sache que ce cadeau vient de moi, que j’ai pensé à lui, que j’ai pris de mon temps pour lui trouver quelque chose qui lui plaise…plutôt que de simplement contribuer à un cadeau de plus dans sa pile de cadeaux de Noël, qui n’aura aucun autre sens à ses yeux que l’aspect matériel).

Je souhaite aussi que mon fils découvre le bonheur de faire plaisir à ses proches. Parce que faire plaisir procure parfois encore plus de joie que de recevoir. Et c’est cela aussi, l’esprit de Noël… Cette année, je prévois de cuisiner avec lui des petits biscuits qu’il pourra offrir à nos familles. Ce sera sa petite contribution, et je suis certaine que cela lui plaira beaucoup ! Lorsque je fais du shopping de Noël, je ne me cache pas de lui expliquer ce que je cherche, que ce sera le cadeau de X, que j’espère que ce modèle lui fera plaisir… Et je ne me priverai pas d’emballer certains cadeaux avec lui si l’occasion se présente. Il verra ainsi que l’on s’applique et que l’on donne de son temps pour les gens qu’on aime. Cela me parait important, pourquoi le priverions-nous de toutes ces belles images de partage, d’attentions, d’amour ? Ne serait-ce pas manquer une excellente opportunité d’inculquer ces valeurs si humaines, au profit de préoccupations purement matérielles ?

Et enfin, et c’est un point que je trouve extrêmement gênant, comment lui expliquer que certains enfants reçoivent plus de cadeaux que d’autres ?! Le mythe du Père Noël est vraiment terrible sur ce point ! Il dit que les enfants qui ont été sages auront des cadeaux, et que les enfants qui ne l’ont pas été n’en auront pas. Alors quand à la rentrée des vacances de Noël, un enfant se rend compte qu’il n’a eu que quelques petits cadeaux (parce qu’en vérité sa famille a peu de moyens) alors que ses petits copains croulent sous les cadeaux, que va-t-il penser ? Que c’est de sa faute, qu’il n’a pas été à la hauteur, qu’il vaut moins que les autres… Et les autres, que risquent-ils de penser ? Que c’est un nul qui ne mérite pas de cadeaux ? Sérieusement, quand on y réfléchit, c’est affreux !

PARCE QUE JE NE VEUX PAS QU’IL SOIT VICTIME DU « CHANTAGE AU PÈRE NOËL »

Ce qui clairement me déplaît le plus dans le mythe du Père Noël, c’est ce chantage fait presque en permanence aux enfants le mois précédant Noël : « si tu n’es pas sage, le Père Noël ne passera pas ». Là, on n’est clairement pas dans la bienveillance ! Utiliser la crédulité des tout petits pour obtenir d’eux ce que l’on souhaite à coup de chantage, c’est sacrément immoral quand on y réfléchit ! Heureusement, de nombreux parents ayant choisi de faire croire au Père Noël à leurs enfants n’ont pas recourt à ce chantage. Mais personnellement, si je faisais croire au Père Noël à mon fils, je craindrais que d’autres n’y aient recourt avec lui à l’extérieur. Ce qui me poserait grandement problème. Et du coup, je ne pourrais m’empêcher de me sentir comme une « complice » de ce chantage des adultes aux enfants à coup de Père Noël… Le jour où il apprendrait la vérité, je ne suis pas si sûre qu’il ferait la différence…

PARCE QUE JE NE PENSE PAS LE PRIVER AINSI DE LA MAGIE DE NOËL

C’est le contre argument que l’on entend le plus souvent : « Vous allez le priver de la magie de Noël ! ». Comme si toute la magie de Noël ne se résumait qu’à se gros bonhomme rouge ! Je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve toujours Noël magique, pourtant cela fait bien longtemps que je ne crois plus au Père Noël. D’ailleurs, le Père Noël ne fait pas partie de mes meilleurs souvenirs de Noël ! Au contraire, je me souviens que les quelques fois où « Le Père Noël » a fait son apparition pour m’apporter des cadeaux, j’étais morte de trouille ! Il me demandait si j’avais été sage ou pas, et j’attendais son verdict toute tremblante pour savoir si j’avais mérité ou non mon cadeau, avant de le recevoir enfin… Rien de bien magique là-dedans selon moi ! J’ai même parfois l’impression que le Père Noël est plus magique pour les adultes que pour les enfants. Combien ont l’air tout effrayés en le voyant dans la rue ou au centre commercial, refusent de s’asseoir sur ses genoux et ne le font que sous la pression de leurs parents, qui eux par contre s’amusent de la situation ?

Et puis, si la magie de Noël disparaissait totalement avec le Père Noël, pourquoi continuerions-  nous de célébrer cette fête pendant des années entre adultes, sans enfants ?

Pour moi, la magie de Noël, c’est : s’émerveiller devant les jolies décorations de rue et les belles vitrines des grands magasins, entendre les chants de Noël raisonner partout, décorer son sapin et sa maison tout en écoutant une petite musique de Noël, se réchauffer au coin du feu avec un bon chocolat chaud, ouvrir tous les matins son calendrier de l’avent, cuisiner des pâtisseries de Noël, choisir avec soin des cadeaux pour faire plaisir aux gens qu’on aime, aller se promener au marché de Noël et y manger un « sandwich raclette », regarder « Le Père Noël est une ordure »/ «Love Actually » ou tout autre film de Noël qui nous fait du bien, aller faire un petit tour dehors juste avant le réveillon pour se mettre dans l’ambiance en admirant les jolies maisons si bien décorées, se mettre sur son 31 et en profiter pour faire de jolies photos de famille, manger des bonnes choses à s’en faire mal au ventre, partager des moments privilégiés avec ses proches que l’on voit trop peu, terminer la soirée du réveillon par un jeu de société qui vire au grand n’importe quoi, ou encore en mode « karaoké », sans vraiment savoir comment on en est arrivés là, mais heureux de ce bon temps passé ensemble. Être un peu déçu quand tout est fini en se disant « vivement l’année prochaine que ça recommence ».

Voilà, c’est ça la magie de Noël pour moi. Et je n’ai aucunement l’intention de priver mon fils de toutes ces choses !

Ne pas faire croire au Père Noël

Notre sapin

calendrier de l'avent de Baltazar

Notre calendrier de l’avent

ET COMMENT CA SE PASSE AU JUSTE ?

Mon fils connaît l’histoire du Père Noël, ce personnage n’est pas non plus banni de notre vocabulaire ! Nous en parlons, racontons son histoire, mais voilà, nous le présentons simplement comme le personnage d’une histoire. A côté de cela, nous ne nous privons pas de parler devant lui de ce que nous allons offrir à nos proches, d’emballer les cadeaux devant lui, de faire les magasins avec lui… Au contraire, nous cherchons à l’impliquer :)

S’il reçoit des cadeaux de Noël en l’absence d’autres enfants croyant au Père Noël, nous lui dirons de qui proviennent ces cadeaux pour qu’il sache que telles personnes ont pensé à lui et en soit touché, et nous l’inviterons à les remercier. Dans le cas contraire, nous ne dirons rien…

Nous lui expliquerons aussi que d’autres enfants pensent que cette histoire de Père Noël est vraie, et qu’il est important de respecter leurs croyances. Mais honnêtement, je ne suis pas inquiète à ce sujet : je ne vois pas pourquoi il irait courir partout pour dire à qui veut bien l’entendre que le Père Noël n’existe pas. Ça, ce serait plutôt l’attitude d’un enfant à qui l’on aurait fait croire au Père Noël depuis toujours lorsqu’il découvre la vérité : il se sent déçu, trahi, et agit de la sorte pour rendre service à ses copains… C’est l’attitude que j’ai eu moi petite en tous cas ! Mais un enfant auprès de qui l’on n’a jamais fait tout un foin autour du Père Noël, pourquoi agirait-il de la sorte ? Pour lui, il ne s’agira que d’une histoire que certaines personnes aiment mettre en scène, rien de plus. Sa vérité à lui n’aura jamais changé, il n’aura donc pas de choc, pas de scoop à partager… Et si nous nous appliquons à lui transmettre la tolérance, il n’y a pas de raison qu’il n’en fasse pas usage dans cette situation. Après tout, s’inquiète-t-on que les petits non croyants aillent dire aux petits croyants que Dieu n’existe pas ?

Et puis, si un jour mon fils se prend à l’histoire et manifeste l’envie/le besoin d’y croire pendant une période, nous le laisserons faire. L’idée n’est pas de lui rabâcher perpétuellement que « Non non non, ce sont des bêtises, le Père Noël n’existe pas ! ». Nous ne lui faisons pas croire au Père Noël, mais nous le laisserons y croire si cela vient de lui. Et pour moi, cela fait toute la différence : s’il y croit, ce sera son choix ! S’il se met soudainement à prétendre que c’est le Père Noël qui lui a apporté tel ou tel cadeau, nous le laisserons dire et penser ce qui lui fait plaisir. S’il nous pose la question, nous répondrons peut être quelque chose comme : « Et toi, que penses-tu ? » et si sa réponse est « Je pense que c’est le Père Noël », alors soit, ce sera le Père Noël ! ^^ Mais dans le cas où il nous pose très sérieusement la question, avec l’attente d’une vraie réponse, alors nous lui répondrons la vérité, il ne sera pas question de lui mentir.

LE MOT DE LA FIN…

Je sais que les parents qui ne font pas croire au Père Noël à leurs enfants dérangent et peuvent choquer, je le sais bien. Mais le mythe du Père Noël a le don de rassembler à lui tout seul tout ce que je condamne en matière d’éducation : mensonge, chantage, système punitions/récompenses, compliments sur « l’enfant sage »… Je ne vais pas aller à l’encontre de mes convictions, surtout lorsque cela concerne ce que je pense bon pour mon fils, juste pour me conformer à ce que la société attend de moi. De toutes façons, si vous me suivez, vous savez bien que ce n’est pas mon genre ! 😉

Encore une fois, cet article n’a absolument pas pour but de diviser ni d’affronter les parents ayant choisi de faire croire et les autres. L’idée est plutôt d’essayer de mieux faire comprendre cette vision souvent rejetée en bloc à peine évoquée, et justement d’inviter à plus de tolérance les uns envers les autres.

Je comprends tout à fait que l’on souhaite faire croire au Père Noël à son enfant, surtout si cela évoque aux parents de jolis souvenirs d’enfance. Et je pense qu’il est tout à fait possible que cela se fasse dans la bienveillance. Le plus important pour moi est de bannir le chantage, qui à mon sens n’est pas acceptable. Je pense également que lorsque l’enfant se met à poser beaucoup de questions, le moment est venu de lui dire la vérité. Enfin, je pense qu’il est dans ce cas préférable de ne pas en faire trop : on n’est pas obligé de faire écrire à l’enfant une lettre au Père Noël ni de laisser à ce dernier des biscuits et un verre de lait… Je pense que moins on en fait, moins la chute sera dure au moment où l’enfant apprendra la vérité. Mais cela n’est que mon avis, et je comprends tout à fait que l’on pense et agisse autrement.

Sur ce, je vous souhaite à tous un joyeux Noël et de beaux moments en famille… que le Père Noël passe ou non par votre cheminée ! 😉

34 réflexions sur “Ne pas faire croire au Père Noël : j’explique nos choix

  1. Jennifer B. dit :

    Je me reconnais tellement dans tout ce qui est dit dans cet article. J’ai aussi fait ce choix pour mes 3 enfants et c’est un choix que je ne regrette pas. Même si je passe toujours pour une marginale qui veut priver ses enfants de la magie de Noël.
    Merci pour cet article !

  2. Manelle dit :

    Très intéressant ! Mais je vous avoue que devoir me battre ou le justifier sans cesse ( ce qui va forcément arriver) ça me fatigue d’avance…..c’est dommage. Mais je vai conserver mon énergie pour justifier d’autre choix éducatifs en matière de bienveillance je pense. Mais tout de même je dirais juste à ma fille que les cadeaux vienne de tel ou tel personne c’est déjà ça !

    • Floriane dit :

      Je comprends ton ressenti malheureusement… C’est vrai que c’est désolant et fatiguant de devoir sans cesse se justifier… Surtout quand il y a divers sujets en jeu… Mais peut être qu’auprès de ton entourage proche cela se passerait bien ? Et puis les autres ensuite, ils ne sont pas forcément obligés de le savoir

    • Floriane dit :

      Merci pour ton partage, et on partage d’expérience Ce n’est pas commun de tomber sur des personnes de notre génération n’ayant pas cru au Père Noël ! Tu es un beau contre exemple envers les arguments : »ils vont être privés de la magie », « ils vont vous en vouloir » etc… ^^

  3. Claire dit :

    Encore une fois, exactement sur la même longueur d’onde !
    Bon d’ailleurs, j’ai emballé les cadeaux de mes beaux-parents tout à l’heure avec ma fille. Nous fêtons Noël ce week-end avec eux. Mais comme toi, si elle souhaite y croire, je la laisserai, mais je n’adhère, ni aux mensonges, ni au chantage :-)

  4. Julielectre dit :

    Notre petite est encore trop petite (enfin je crois : elle aura 14 mois à Noël) pour qu’on ait déjà à faire ce choix (disons qu’on n’en a pas vraiment parlé, finalement), mais je suis tout à fait d’accord sur le chantage : cela m’horripile d’entendre des oncles et tantes dire à leurs petits-enfants d’être « bien sages » en attendant le père Noël… Je me souviens que pour ma part, j’ai appris la non-existence du père Noël d’une copine plus curieuse que moi qui avait ouvert un placard, et que j’ai fait le choix plus ou moins conscient de continuer à y croire parce que je trouvais ça beaucoup plus joli : j’ai été déçue, non pas de savoir qu’on m’avait menti, mais parce que la réalité était moins belle que le mythe (ou alors je n’ai rien dit pour ne pas blesser mes parents, je ne sais pas : ça ne me paraissait pas si important qu’il faille le clamer sur tous les toits, en tout cas). Il faut dire que, mis à part la lettre au Père Noël (et j’aimais bien écrire), on ne m’a jamais traumatisée avec un tonton déguisé en Père Noël le 24 au soir : chez nous il fallait attendre le matin du 25 pour ouvrir la porte et découvrir les cadeaux arrivés au pied du sapin devant la cheminée, et ce sont de beaux moments que l’on peut faire partager en famille, Père Noël ou pas ! En tout cas j’ai comme toujours matière à réflexion après la lecture de votre article… Merci !

    • Floriane dit :

      Merci pour votre partage d’expérience ! « il fallait attendre le matin du 25 pour ouvrir la porte et découvrir les cadeaux arrivés au pied du sapin devant la cheminée, et ce sont de beaux moments que l’on peut faire partager en famille, Père Noël ou pas ! » Je suis bien d’accord, je pense que c’est comme ça que ça se passera aussi chez nous :-) Et savoir la vérité n’empêche pas de se raconter l’histoire, comme je le fais encore parfois maintenant, en se lançant des petits « le Père Noël est passé » par exemple ^^ . Je vous souhaite une bonne réflexion pour l’année prochaine ! 😉

  5. Mélanie dit :

    Tout à fait d’accord avec toi sur cet article ! Le pb c’est encore cette satanée pression sociale… Ma belle famille a été scandalisée de voir que le cousin de mon conjoint avait fait ce choix pour son fils (genre « parents indignes »). Moi j’étais d’accord avec lui mais je n’ai pas osé le dire. Je suis tout juste enceinte mais je sais déjà que le sujet sera conflictuel, y compris avec mon conjoint. Pas facile quand notre point de vue n’est pa celui de la masse…

    • Floriane dit :

      Effectivement je comprends que ce ne soit pas facile… Cette foutue pression sociale… Avec ton conjoint c’est plus complexe effectivement, mais vu que tu es tout juste enceinte, vous aurez bien le temps d’en discuter avant qu’il ne faille prendre une décision, et qui sait, entre temps, il comprendra peut être mieux ce point de vue ? Je te le souhaite en tous cas !

  6. Amanda dit :

    Je pense que les enfants ne sont pas si naïfs: ils finissent par apprendre le secret des adultes et sont mêmes plutôt fiers d’être dans la boucle. Je ne pense pas non plus que cela relève du mensonge. Mais plutôt que ça encourage l’imaginaire et l’esprit critique. En tout cas le Saint Nicolas existait vraiment et les valeurs qu’il transmettait par ses actions sont incarnées par le Père Noël qui, du coup, peut servir de modèle pour encourager les enfants à être altruistes.

    • Floriane dit :

      « Les enfants ne sont pas si naïfs » : je reprends justement exactement cette phrase dans mon article ^^ Effectivement, au bout d’un moment, ils comprennent qu’on leur ment, ou du moins qu’on leur cache des choses… Et ce que je voulais dire à ce sujet, c’est que c’est souvent douloureux, surtout si les parents persistent à s’enfoncer de mensonge en mensonge pour préserver le mythe du Père Noël… Par contre, tout petit, avant cinq/six ans, si, ils sont « si naïfs » et prennent tout ce que disent leurs parents comme parole d’évangile. Et ce n’est pas mal, c’est juste comme ça : leur niveau de développement ne leur permet pas de prendre du recul sur tout ça. Ils ont encore du mal à faire la différence entre le réel et l’imaginaire, comme l’explique si bien Maria Montessori. Donc oui, ils sont très crédules, et c’est pour cela que je trouve vraiment malsain de profiter de cette crédulité des tout petits pour obtenir d’eux ce que l’on souhaite, avec le fameux chantage au Père Noël…
      Tu dis que « ça encourage l’imaginaire et l’esprit critique ». Sur ce point je te renvoie à la citation de Maria Montessori en début d’article : « comment ce qui est le fruit de notre imagination pourrait-il développer l’imagination des enfants ? Nous seuls imaginons et non eux, ils croient, ils n’imaginent pas. » Encore une fois, avant cinq/six ans, ils ne font pas bien la différence entre le réel et l’imaginaire. C’est d’ailleurs pour cela que Maria Montessori conseille, avant cet âge, de ne lire aux enfants que des histoires réalistes. C’est ce que je fais avec mon fils, et je t’assure que cela ne l’empêche pas d’avoir une imagination débordante ! ^^
      Quand tu parles de Saint Nicolas et des valeurs transmises par ses actions, peux tu expliciter ? Parce que dans le mythe de Saint Nicolas, celui ci ne donne des cadeaux qu’aux enfants sages, je ne trouve pas que cela transmette de belles valeurs de partage…

      • Amanda dit :

        Tout d’abord, je ne suis pas contre le fait de ne pas faire croire au père Noël, mais c’est intéressant et enrichissant d’en discuter et de confronter les avis. J’espère ne pas t’avoir offensée. Pour être un peu plus claire, je pense qu’à partir d’un certain stade de leur développement les enfants développement à leur tour un esprit critique et perdent peu à peu leur naïveté pour laisser place aux questions. Et c’est à partir de là que les adultes peuvent guider les enfants dans leur réflexion afin qu’ils en déduisent eux mêmes une réponse. Je ne considère pas que c’est du mensonge, pas plus qu’un album jeunesse qui fait parler des animaux. Mais là dessus, je pense qu’on ne sera pas d’accord. Je suis adepte de la pédagogie Montessori, je trouve que Maria Montessori est une grande figure dans le milieu, en avance pour son temps. Mais je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’elle prônait. Tu la cites beaucoup, mais je pense que tu peux aussi te faire confiance. Tu peux la remettre en question, basé sur ton expérience avec ton enfant. Tu n’es pas obligée de suivre à la lettre tout ce qu’elle a dit. Son point de vue sur l’imaginaire et les contes est d’ailleurs très loin de faire l’unanimité. Nous avons un patrimoine culturel très riche en France et ailleurs dans le monde, et je trouve dommage de ne pas le partager avec les enfants sous prétexte qu’ils ne seraient pas prêts. Ce n’est simplement pas vrai. Les enfants sont curieux et aiment écouter des histoires, surtout celles qui ne relèvent pas d’une réalité immédiate. Donc chez nous, le Père Noël existe, tout comme Petit Ours Brun, Pierre Lapin, etc. Et vient voir tout le monde, qu’on soit sage ou non. Et l’année prochaine on lui donnera même un coup de main en offrant les jouets qui ne servent plus. Je pense qu’on en fait ce qu’on veut de l’histoire du père Noël. Je conseille de prendre tout ça avec légèreté et d’en profiter pour enseigner des valeurs morales. Un peu comme les fables de La Fontaine. Mais en version douce! Sur ce, bon réveillon, et une belle année 2018 avec plein de nouvelles découvertes

        • Floriane dit :

          Bonjour Amanda et merci pour ta réponse,

          Tout d’abord, bien sûr que non tu ne m’as pas offensé, je trouve très enrichissant de confronter les points de vue :)

          Effectivement nous ne sommes pas d’accord sur l’imaginaire, mais je comprends et conçois tout à fait qu’on n’adhère pas à mon point de vue ^^
          Je te rejoins complètement quand tu dis qu’il ne faille pas prendre au pieds de la lettre tout ce que prônait Maria Montessori, et garder un esprit critique. Pour ma part j’ai beau la citer beaucoup effectivement, et adhérer à ce point de vue sur l’imaginaire, cela ne veut pas dire que je suivrai aveuglément tout ce qu’elle préconise, je ne veux surtout pas rentrer dans le dogmatisme. Je tâche toujours de garder cet esprit critique justement, et d’écouter mon enfant/mon instinct avant tout. Et je respecte beaucoup les parents qui en font autant :)
          Je sais bien que ce point de vue sur l’imaginaire ne fait pas l’unanimité, je l’avais d’ailleurs précisé dans l’article où je développais ce point. Il n’empêche que j’ai tout de même le droit d’adhérer à ce point de vue :) Je ne compte pas priver mon fils des jolis contes de notre culture, je préfère juste attendre quelques années pour les lui présenter.

          Pour en revenir le Père Noël, je pense qu’il y a différentes manières de traiter la question avec bienveillance, et j’aime beaucoup la tienne, notamment ta phrase : « c’est à partir de là que les adultes peuvent guider les enfants dans leur réflexion afin qu’ils en déduisent eux mêmes une réponse. »

          Bref, je pense qu’il n’y a pas qu’une bonne manière de faire loin de là, et je n’ai pas pour prétention de dire aux autres parents de faire exactement comme moi, je souhaite juste exposer mon point de vue :)

  7. Titirico dit :

    merci pour cet article si bienveillant et plein de sagesse! nous n’avons pas encore d’enfant mais nous nous interrogeons sur le sujet. J’aime beaucoup ta façon d’analyser tout ces aspects. Je le partage auprès de mes proches pour leur montrer que ce choix peut tout à fait être bienveillant envers tous et laisser néanmoins toute sa magie à cette période de l’année. Je te souhaite de très belles fêtes!

  8. VANESSA LHOPITAL dit :

    Bonjour Floriane,
    Même si la question ne se pose pas encore pour moi car mon bébé est encore très petit, je ressentais déjà toutes ces interrogations au sujet des Noël à venir.
    Je m’interdisais de penser que ce serait possible de ne pas faire croire au père Noël à cause du reste de la famille mais en voyant que tu assumes, cela me donne le courage de le faire aussi.
    C’est chouette de se dire qu’on peut être la maman qu’on souhaite et non pas attendue par l’entourage.
    Merci d’être aussi inspirante :-)

    • Floriane dit :

      Merci, effectivement je trouve cette histoire très belle ! :-) Même si je préfère ne pas mentir à mes enfants dès le départ, c’est sûr que c’est une douce et belle manière d’introduire la vérité…

  9. RemiB dit :

    Bonjour,

    Moi je me dis que le père noel qui apporte les jouets à mes enfants, cela permet à l’enfant de ne pas attribuer de valeur à mes proches sur ce qu’ils offrent, mais bien sur ce qu’ils sont.
    Pas de tonton petit cadeau vs tata gros cadeaux. Juste un sapin, des paquets, des sourires.

  10. Maude dit :

    Je ne crois pas que je vais mentir à mon enfant non plus. Quand j’étais petite, Noel se fêtait en famille évidemment et quand mes oncles, tantes etc entraient dans la maison avec les cadeaux, ces eux-mêmes qui les plaçaient sous le sapin. Le Père Noël (mon oncle déguisé) arrivait plus tard dans la soirée pour distribuer les cadeaux a chacun, mais jamais un membre de ma famille n’a fait croire aux enfants que les cadeaux venait du monsieur Barbu. Je ne me souviens d’avoir été déçue quand j’ai su que le Père Noël etait en fait mon oncle. Depuis toute petite, la magie de Noel était le temps passé avec ma famille et réussir à leur faire plaisir en choisissant minutieusement le « parfait » cadeau.

    Je n’aime pas non plus cette histoire de chantage: Aujourd’hui, mes nièces sont assez grandes pour ne plus croire au Père Noël, mais elles font semblant car elles ont peur de ne plus avoir de cadeaux si elles l’admettent :(

    • Floriane dit :

      Merci pour ton témoignage ! Effectivement, c’est triste pour tes nièces… :/ Peut être voir pour en toucher un mot à leurs parents ? Ou juste leur glisser subtilement l’idée que peut être il serait temps de leur dire la vérité ?

      • Maude dit :

        Bonjour, j’aurais pu répondre plus tôt désolée…Finalement, je crois qu’il fallait seulement leur faire confiance et les laisser faire leur apprentissage d’elles-mêmes, surtout concernant la confiance qu’elles portent en l’adulte. Il y avait des cadeaux pour tous le monde alors elles n’ont pas chercher plus loin le Père Noel. Tous les enfants et adultes présents se sont donc amusé comme il se doit :)

  11. Etoile Filante dit :

    Merci tellement pour ce témoignage. Je n’aurais pas pu l’exprimer moi-même de cette facon aussi parfaite. J’en suis très touché à quelle point je sens que je ne suis pas la seule à penser comme ca.

  12. toto dit :

    J’avais lu une approche intéressante des mythes type père noël (ou St nicolas ou reyes….), inspirée de Marcel Mauss.

    Mauss décrit les phénomènes de don/contre don, semble-t-il un absolu de la nature humaine, quelque soit la civilisation considérée. Il parle en particulier de l’importance de rendre un don équivalent à qui nous en fait un

    Dans le cas de Noël, les enfants n’ont évidemment pas de capacité pour faire un contre don équivalent aux cadeaux reçus. Passer par un tiers imaginaire (le père noël) permet donc de désamorcer la dette que l’enfant éprouve vis-à-vis de qui lui a fait le don (les parents), et donc, permet de maintenir une relation égalitaire entre enfants et parents, sans besoin de contre -don, celui-ci étant dû au tiers fictionnel uniquement

    Les mythes type père noël peuvent donc être en réalité, non pas un mensonge – avec le jugement moral que cela implique- mais un moyen de détourner et annuler le besoin de contre-don que l’enfant peut éprouver vis-à-vis des parents et de préserver la relation entre eux.

    • Floriane dit :

      Je n’en avais jamais entendu parler avant mais c’est intéressant, merci de partager cette approche ! Pour ma part j’ai l’intention de proposer à mon fils de fabriquer des petites choses pour nos proches à Noël, des petites décorations, des sablés de Noël… Il aura donc quelque chose à offrir en retour également et ne fera pas que « recevoir »… Bien sûr cela n’équivaut pas en valeur aux cadeaux qu’il reçoit, mais c’est le geste et l’intention qui comptent 😉

      • toto dit :

        justement, ce que dit Mauss, c’est que l’être humain de façon général n’est pas capable de ne tenir compte que de l’intention…

        ça va tellement loin son analyse des cadeaux, qu’il dit même que la guerre et le mépris (entre tribu du pacifique, mais c’est observable aussi avec une belle-mère) peut être exprimée par un cadeau somptueux (que le récipiendaire ne peut rendre, ce que le vainc)

  13. Emilie dit :

    +1! Nous non plus, ne faisons croire a notre enfant, à l’existence du père noël, pas plus que nous le ferions avec tout autre personnage imaginaire.
    Transmettre ce mythe social est devenu un passage obligé, considéré comme bienveillant de l’enfance, qui n’est bizarrement pas remis en question.
    Mais si on ralentit un moment, si on s’arrête un peu pour y réfléchir, on s’en émancipe alors rapidement car on se rend compte qu’il n’est, en réalité, pas si anodin, pas si bienveillant et pas si inconséquent.
    Tous les arguments sont bien repris et justes dans votre article.
    Et dans ma réflexion pour une éducation plus bienveillante, pas culpabilisante bien sûr si on n’y arrive pas, mais plus réellement respectueuse vis a vis de l’enfant, cela est devenu une évidence de ne pas transmettre ce mythe, les chantages, les mensonges, le rapport de d’obéissance et l’attachement au bien matériel qui vont avec.

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