diversification alimentaire

5 mythes autour de la diversification alimentaire

Quand vient le moment de diversifier leur bébé, les parents sont souvent totalement perdus. Je suis passée par là aussi ! Il y a de quoi, tant les discours des uns et des autres sont contradictoires ! Certains disent qu’il faut commencer à 4 mois, d’autres à 6. Certains disent qu’il faut commencer par les légumes, d’autres par les fruits. Les quantités à donner varient d’un pays à l’autre, d’un pédiatre à l’autre, d’un livre à l’autre.

Dans cette jungle d’informations contradictoires, comment s’y retrouver ?

Et s’il s’agissait simplement de faire appel à notre bon sens et d’écouter notre bébé ?

Au travers de la démystification de 5 idées courantes, je souhaite faire le point et espère ainsi vous aider à y voir plus clair pour aborder sereinement cette grande étape ! Et surtout, j’espère vous encourager à avoir davantage confiance en vous et en votre bébé :)

diversification alimentaire

Mythe n°1 : Il faut commencer à un âge très précis (pire : il faut commencer à 4 mois)

L’OMS et l’UNICEF recommandent 6 mois d’allaitement exclusif « pour une croissance et un développement optimaux ». En France, l’INPES recommande également de commencer l’introduction des aliments complémentaires (autres que le lait donc), après 6 mois (que le bébé soit allaité ou non). Les raisons évoquées pour justifier d’attendre cet âge sont que les capacités digestives du bébé sont mieux développées, ainsi que ses capacités de mastication et de déglutition. De plus, une introduction trop précoce des aliments augmenterait les risques de développer des allergies, surtout chez les bébés ayant déjà une prédisposition. Les recommandations nationales des autres pays ne diffèrent pas ou peu à ce niveau. En Belgique (où je vis), l’ONE situe l’âge idéal de la diversification autour de 5 à 6 mois, selon le développement de l’enfant et de son intérêt pour la nourriture. Au Canada, Santé Canada recommande un allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, précisant que « vers l’âge de six mois, le développement du nourrisson est suffisant pour lui permettre de consommer d’autres aliments », et donnant les signes à surveiller pour reconnaître que le bébé est prêt à commencer les solides. Aux Etats-Unis, l’AAP recommande également un allaitement exclusif « pour environ 6 mois », et explique aussi comment reconnaître que le bébé a la maturation physiologique nécessaire pour la diversification.

Dois-je continuer ? Je crois que vous avez bien compris que les institutions de santé internationales comme nationales recommandent de commencer la diversification alimentaire autour de l’âge de 6 mois. Certaines précisent même que l’idéal est d’observer le bébé qui par divers signes, indiquera qu’il est prêt. Mais pourquoi alors de nombreux pédiatres recommandent encore la diversification précoce, c’est-à-dire dès 4 mois ? Pourquoi les étiquettes des petits pots du commerce écrivent qu’ils peuvent être donnés « dès 4 mois » ? Certains professionnels, comme le Dr Cattaneo (dont j’ai mis une interview en vidéo dans les sources en bas de page), n’hésitent pas à dénoncer les géants de l’industrie de la nutrition infantile, qui démarcheraient les professionnels de la santé pour les convaincre à coup de stratégies marketing (via des formations continues, congrès, dépliants, livres, cadeaux etc) que l’alimentation complémentaire est indispensable dès 4 mois. Au vu des divers courriers que j’ai reçu de la part de ces géants de l’industrie lorsque mon P’tit Loup a eu 4 mois pour me dire qu’il était temps de le diversifier et d’acheter leurs petits pots, je suis personnellement assez convaincue par cette hypothèse. Il est évident que ces industriels ont tout intérêt à ce que les parents commencent à donner des petits pots à leur bébé à 4 mois plutôt que 6. Il est également évident qu’en démarchant directement les professionnels de la santé, ils seront plus crédibles auprès des parents, qui penseront bien faire en écoutant à la lettre les recommandations de leur pédiatre…

Il y a également une autre raison qui explique la tendance de la diversification précoce, historique cette fois-ci. En effet, au début du 20ième siècle, tous les bébés étaient allaités, par leur mère ou par une nourrice. Ils étaient diversifiés tard, mais étaient en bonne santé, obtenant tous les nutriments nécessaires via le lait maternel. Dans les années 1930, lorsque l’alimentation artificielle s’est répandue, les bébés ont manqué de vitamines, et une diversification de plus en plus précoce fût recommandée pour palier à ce problème. On donnait du jus d’orange et des légumes moulinés dès 2 mois pour éviter le scorbut et le rachitisme. Puis, à partir des années 1970, l’alimentation artificielle s’est améliorée, ces maladies ont disparu, et on a commencé  à évaluer les risques d’une diversification trop précoce. Celle-ci a été reculée à 3, puis 4, puis 6 mois aujourd’hui.

Maintenant, récapitulons ce qui est vraiment optimal pour le bébé et respectueux de son développement :

L’allaitement exclusif pendant environ 6 mois. Par allaitement exclusif, on entend : « rien d’autre que du lait maternel ». Même pas de l’eau. Il a été démontré que le lait maternel couvrait absolument tous les besoins du bébé jusqu’à l’âge de 6 mois environ. Donner autre chose avant cet âge, c’est donc remplacer un aliment parfait et complet, le lait maternel, par un aliment moins parfait et moins complet. Le lait maternel est calorique et nourrissant, bien plus que les purées de légumes que l’on recommande de donner à la place, même celles qui contiennent de la viande et des matières grasses. Il contient des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines, des minéraux, des acides gras essentiels et absolument tous les autres nutriments dont un bébé de moins de 6 mois a besoin. Il vient sans dire que de recommander de commencer la diversification plus tôt parce que « le lait n’est plus assez nourrissant », comme on entend malheureusement parfois, est un non-sens. Même si le lait artificiel n’est pas « parfait » comme l’est le lait maternel, il reste également bien plus nourrissant que les fruits et légumes. L’estomac des bébés est très petit, il ne peut contenir une grande quantité d’aliments à la fois. Si on remplit leur estomac par autre chose que du lait, ce sera quelque chose de moins nourrissant (à la fois en calories et en apports nutritionnels). Une diversification trop précoce peut donc mener à une prise de poids insuffisante, et le bébé pourra manquer de certains nutriments précieux pour une santé et un développement optimaux. Une étude irlandaise a montré que de recevoir des solides avant 3 mois et demi augmentait les risque d’obésité et de diabète à l’adolescence.  Pour les bébés allaités, des études ont montré que l’allaitement exclusif de 6 mois au lieu de 4 diminuait fortement le risque de pneumonie, d’otite et de gastro-entérite. Une diversification trop précoce est donc inutile, et même nuisible.

En réalité, il n’y a pas d’âge « figé », il ne s’agit pas de diversifier tous les enfants le jour même de leur 6 mois ! On dit qu’en général, les bébés sont prêts vers le milieu de leur première année de vie. 6 mois est une moyenne, mais les bébés ne sont pas tous prêts à commencer l’alimentation solide en même temps. Chaque enfant est unique. L’idéal est, comme souvent, d’écouter son bébé.

Des signes montrent que le bébé est physiologiquement prêt à commencer les aliments solides :

  • Il se tient assis bien droit (et a un bon contrôle de sa tête).
  • Il porte les objets à sa bouche.
  • Il montre un intérêt certain envers la nourriture (il essaie piquer dans l’assiette de ses parents, ouvre grand la bouche quand ils sont à table : en général ces signes ne trompent pas !).

D’autres signes sont importants, notamment si l’on choisit de nourrir le bébé à la cuillère :

  • Il a perdu le réflexe de protrusion de la langue, qui amène à repousser la cuillère avec la langue.
  • Il est capable de montrer sa faim et sa satiété avec des gestes (lorsque l’adulte approche la cuillère, il ouvre la bouche et avance la tête s’il a faim, ferme la bouche et tourne la tête s’il est repu). Ceci est très important, car il ne faudrait surtout pas donner au bébé plus qu’il n’en a besoin. Il est capital de respecter son appétit.

Certains enfants sont prêts dès 5 mois, alors que d’autres ne le sont pas avant 8 mois ou plus ! Et ce n’est pas grave ! Tant que le bébé tète à la demande, qu’il prend du poids correctement, est bien éveillé et joyeux, a un développement moteur harmonieux, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. On peut proposer de la nourriture de temps en temps, et un jour lorsqu’il sera prêt, il mangera. Bien sûr, on ne force jamais le bébé à manger ! D’une part parce que c’est cruel (aimerions-nous que l’on nous force à manger ?). D’autre part parce que c’est le meilleur moyen de créer un blocage avec la nourriture. Et puis, si le bébé n’est pas prêt à manger, c’est probablement parce qu’il n’en a pas encore besoin. S’il ne mange toujours pas à l’âge de 9 mois ou plus, il peut être sage d’en parler au médecin qui vérifiera qu’il ne manque pas de fer ou de zinc (certains bébés ont épuisé leurs réserves en fer dès l’âge de 6 mois, alors que d’autres pourront être allaités exclusivement sans aucun problème jusqu’à l’âge de 12 mois ou plus). Il y a de bonnes chances que ces taux soient correct. Dans le cas contraire, des compléments résoudront le problème.

De nombreux bébés allaités n’acceptent que très tard (9, 10 ou même 12 mois !) les aliments complémentaires. Le lait maternel leur suffit, et ils n’acceptent rien d’autre. Il ne faut dans ce cas pas insister, ils finiront par manger ! En général, une fois qu’ils commencent à manger, les bébés allaités acceptent un large éventail d’aliments, car ils ont été familiarisés par leurs goûts via le lait maternel. Patience donc !

Il peut être bon de savoir, pour ôter toute pression inutile, que dans les années 1900 en Europe, les aliments complémentaires étaient introduits entre 10 et 12 mois (les bébés étaient alors tous allaités) ! On commençait tout doucement avec un peu de farine. Les fruits et les légumes n’étaient introduits que vers l’âge de 2 ou 3 ans ! Cela peut permettre de relativiser si votre enfant allaité ne mange pas encore de légumes à l’âge de 6 mois…

Mythe n°2 : Il faut donner les aliments solides avant le lait, pour que le bébé ait assez faim pour les manger

On entend souvent ce mauvais conseil. Attention ! La diversification alimentaire est également souvent appelée « introduction des aliments complémentaires ». Comprendre, complémentaires du lait. Avant 1 an, l’alimentation solide doit compléter le lait, et non le remplacer ! C’est ainsi que l’OMS et l’UNICEF recommandent d’offrir le sein avant les aliments complémentaires avant cet âge. Les recommandations françaises précisent : « Le lait doit rester la base de l’alimentation de votre enfant. Donnez-lui au moins 500 ml de lait par jour. » En Belgique, on lit : « Le lait reste l’aliment de base de toute la première année ». Effectivement, étant donné la petite taille de l’estomac du bébé, si on le « remplit » d’aliments complémentaires avant qu’il n’ait pris son lait, il risque de prendre par la suite moins de lait qu’il ne lui en faut et de manquer de quelque chose. Il risque également une prise de poids insuffisante, le lait étant plus calorique que les aliments complémentaires. Il convient donc d’adopter l’approche suivante : bébé boit son lait à la demande, puis en complément on lui propose de nouveaux aliments, qu’il prendra « à la demande » aussi (on respecte son appétit). Ainsi, il découvre avec plaisir les nouveaux goûts et textures. S’il en prend très peu, ce n’est pas grave, il a déjà été « réellement nourri » par son lait. Avant l’âge d’1 an, il faut voir la diversification alimentaire principalement comme une découverte de la nourriture et du plaisir de manger :)

La phrase suivante est en vogue en ce moment aux Etats-Unis : « Before one, food is just for fun » (« avant un an, la nourriture, c’est juste pour le plaisir »). J’apporterais une nuance à cette phrase (qui est d’ailleurs contestée), en disant plutôt « avant un an, la nourriture est presque juste pour le plaisir », puisque un certain nombre de bébés ont tout de même besoin d’apports en fer et en zinc supplémentaires avant l’âge d’un an, apportés par l’alimentation complémentaire.

Mythe n°3 : Il faut suivre un ordre d’introduction précis

Souvent, les recommandations des pédiatres sont très précises et strictes. Par exemple : « commencez par les légumes, puis au bout de 2 semaines intégrez les fruits, puis au bout d’une semaine commencez les céréales, et à l’âge de 7 mois, vous pourrez intégrer la viande ». Bien sûr, ces recommandations varient d’un pédiatre à l’autre. Aucune étude scientifique ne justifie une telle rigidité. En France et en Belgique, on a plutôt coutume de commencer par les légumes et les fruits. En Amérique du Nord, on recommande de commencer par les aliments riches en fer (donc plutôt la viande et le poisson), ce qui paraît sensé puisque ce sont les besoins en fer que le lait peine à couvrir à partir de l’âge de 6 mois pour certains bébés… L’OMS et l’UNICEF parlent simplement d’offrir de préférence des aliments riches en fer et en calories. L’ESPGHAN (la société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique) dit : «  nul n’est besoin de spécifier le type de beikost (céréales, fruits, légumes…) qu’il faut introduire en premier ». En bref : à partir de 6 mois environ, toutes les familles d’aliments sont autorisées, et l’ordre d’introduction n’a pas d’importance !

Il peut être sage, dans un premier temps, de proposer les nouveaux aliments de manière isolée, afin de pouvoir identifier facilement l’aliment « coupable » en cas de réaction allergique. Ce n’est cependant pas une obligation absolue : si un jour le bébé réclame à goûter un morceau de banane alors qu’il a déjà mangé de la carotte comme nouvel aliment, il serait dommage de l’en priver pour cette raison ! Ce qui m’aidait, personnellement, c’était de noter sur un fichier chaque nouvel aliment introduit avec la date du jour. En cas de soucis, il n’y a qu’à ressortir le fichier pour trouver les aliments « suspects ». Attention par contre aux aliments allergènes (l’œuf, les fruits exotiques, les arachides, les fruits à coque, le sésame, les fruits de mer, le lait de vache), pour lesquels il est nécessaire d’être très prudent : on les introduit de manière isolée avec un intervalle 3 jours.

Les règles précises et strictes à connaître sont les suivantes (selon les organismes officiels de santé européens et nord-américains) :

  • Pas de sel ni de sucre ajoutés à la nourriture de bébé, en particulier avant l’âge d’1 an (lorsque des produits du commerce sont utilisés, bien vérifier que les teneurs en sel et en sucre soient très faibles).
  • Pas de miel avant l’âge d’1 an, car il peut être responsable de botulisme infantile.
  • Avant l’âge de 9-12 mois, il n’est pas recommandé de donner de produits laitiers au lait de vache classique. En effet, celui-ci est trop riche en protéines et trop pauvre en fer. Les bébés au biberon pourront prendre des produits laitiers spécialement formulés pour eux. Pour les bébés allaités, mieux vaut tout simplement éviter les laitages. Ils n’ont en effet aucun intérêt nutritionnel (on remplace le lait parfait de la mère par un substitut inférieur). Par contre, si un plat contient à l’occasion un petit peu de lait de vache, ce n’est pas un problème. Si occasionnellement, le bébé goûte à un petit morceau de fromage, pour le plaisir de la découverte, ce n’est pas un problème non plus !

Le point sur les allergènes :

Il était recommandé dans le passé d’attendre 1 an révolu pour introduire les aliments allergènes. Cette recommandation n’est plus à l’ordre du jour. Dans les recommandations de l’ESPGHAN de 2008, on lit : « il n’a pas été prouvé qu’éviter ou retarder les aliments potentiellement allergisants réduise les allergies ». Santé Canada en parle de manière assez détaillée également : « Rien n’indique que l’ordre dans lequel on introduit les aliments solides influence le risque que le nourrisson plus âgé développe une allergie alimentaire, y compris chez le nourrisson à risque d’atopie. Les allergènes alimentaires communs, comme les arachides, le poisson, le blé, les produits laitiers, le soya et les œufs entiers, peuvent être offerts à partir de l’âge de six mois environ. » En France, l’INPES émet tout de même une exception pour les fruits à coque et les arachides, pour lesquels il recommande tout de même d’attendre d’âge d’1 an.

Personnellement, mon P’tit Loup n’étant pas à risque, j’ai choisi d’introduire les arachides et les fruits à coque prudemment autour de ses 7 mois (sous forme de purées à tartiner), pour leur haute qualité nutritionnelle.

Le point sur le gluten

L’ESPGHAN recommande, depuis 2008, de suivre des règles précises pour introduire le gluten afin de diminuer le risque de développer la maladie cœliaque, l’allergie au blé et le diabète de type 1. Le gluten devrait être introduit entre 4 et 7 mois, alors que le bébé est encore allaité. Pour être plus précis, il devrait être donné idéalement au moins un mois avant le sevrage. C’est-à-dire que si la maman compte sevrer aux 6 mois de son bébé, il vaudrait mieux introduire le gluten vers l’âge de 5 mois. Il devrait être introduit par de petites quantités, à augmenter progressivement. Il est cependant bon de savoir que cette recommandation est actuellement contestée, suite à de plus récentes études (2015) qui auraient montré l’inutilité de ces précautions… De plus, elle contredit la recommandation de l’OMS d’un allaitement exclusif de 6 mois, et met en péril les avantages associés à celui-ci. En France et en Belgique, on recommande d’introduire le gluten autour de 6 mois (mais on ne distingue pas le cas des bébés allaités). L’INPES recommande l’introduction des solides à 6 mois, mais précise que si cela se fait avant et que l’on donne des céréales, alors il faut qu’elles soient sans gluten, ce qui paraît illogique par rapport aux recommandations de l’ESPGHAN. Je ne sais pas sur quelles études est basée cette recommandation… En Amérique du Nord, il n’est fait aucune mention particulière au gluten dans les recommandations officielles (on dit juste qu’on peut l’introduire dès 6 mois, comme les autres allergènes).

Si l’enfant est prêt à manger aux alentours de 6 mois, alors lui proposer un morceau de pain parmi les premiers aliments, avant 7 mois, paraît être du bon sens. Et bien sûr, s’il est allaité, c’est idéal. Par contre, que faire si l’enfant n’est pas prêt à manger à 7 mois ? Ou si l’on prévoit de sevrer aux alentours de 6 mois ? Ceci n’est que mon avis personnel au vu des données citées, mais je privilégierais l’allaitement exclusif durant 6 mois malgré tout, et je ne tenterais pas d’introduire le gluten à tous prix avant 7 mois si l’enfant le refuse… En tous cas si l’enfant n’est pas particulièrement à risque. A chaque parent de faire son choix selon sa situation et celle de de son enfant, mais il est vrai que dans ces cas précis, la meilleure manière d’introduire le gluten n’est pas parfaitement claire…

D’autres précautions viennent du bon sens. On propose au bébé des aliments sains, donc pas de charcuterie, de fritures, de fast-food, de friandises… On évite les arômes artificiels (attention, ils sont souvent présents dans les produits « spéciaux pour bébés », notamment les céréales !). On ne donne pas non plus de lait cru, et les poissons/viandes/œufs doivent être bien cuits pour éviter les risques de contamination.

Donc, à part ces cas précis, l’ordre a peu d’importance. Il faut surtout retenir qu’il vaut mieux proposer assez tôt les aliments riches en fer. On trouve du fer surtout dans la viande, le poisson, les œufs, les légumineuses, l’avocat, les céréales, … Les purées de noix/arachides/graines (noix de cajou, graines de sésame, cacahuètes, graines de citrouille…), que l’on peut trouver en magasins bio, sont également particulièrement riches en fer. Il est intéressant de proposer un fruit à la fin du repas, car la vitamine C du fruit aidera à absorber le fer des autres aliments, notamment le fer non héminique (qui ne provient pas de la viande), plus difficile à absorber par l’organisme. Ce n’est donc pas une si bonne idée de donner le fruit uniquement au moment du goûter, ou les céréales uniquement le matin ou le soir, comme il est souvent indiqué en France (plus pour des raisons culturelles qu’autre chose d’ailleurs)…

Mythe n°4 : Il faut donner des quantités précises de chaque famille d’aliment

Certains pédiatres donnent des recommandations extrêmement précises quand vient le moment de la diversification.

Par exemple, on lit souvent des descriptions de ce type :

  • Le matin, un biberon de 210 ml avec 3 cuillères à café rase de céréales infantiles
  • Le midi, 120g de purée composée de 2/3de légumes, 1/3 de féculent, de 15g de viande ou de poisson ou d’ ¼ d’œuf dur, et d’une cuillère à café de matière grasse, puis un biberon de 150 ml
  • Au goûter, 150g de compote et un yaourt
  • Le soir, une purée de légumes de 100g, puis un biberon de 150 ml avec des céréales

Et bien sûr, ce type de recommandations très précises diffère d’un pédiatre à l’autre, d’une source à l’autre, d’un pays à l’autre.

Cette précision paraît d’autant plus étrange lorsque le bébé est allaité à la demande. On a alors un bébé allaité à la demande, qui prend à 16h précise tous les jours 60g de compote et un biscuit… Ou parfois, on a un bébé allaité à qui on impose des horaires de tétées, ce qui est dérangeant, d’autant plus qu’on ne peut savoir combien il a réellement bu lors de sa dernière tétée. Que faire alors, s’il réclame avant « l’heure » ? On lui refuse la tétée et on le laisse sur sa faim ?

Constatons également que si l’on n’autorise rien à l’enfant entre ces repas (même pas une tétée ou une collation), alors on en est à 4 repas par jour. Or l’OMS recommande 5 à 6 repas par jour pour les enfants de moins de 3 ans.

Et quelle pression pour les parents ! Si le bébé ne mange pas tout cela, ils risquent de s’inquiéter car leur enfant « ne mange pas assez ». S’il réclame plus, ils vont s’inquiéter car il « mange trop ». De réels conflits peuvent ainsi éclater autour de la nourriture, qui sont en réalité simplement le résultat d’un décalage entre les attentes des parents et l’appétit réel du bébé. Ne peut-on pas juste penser que comme chez les adultes, il y a chez les bébés des « grands mangeurs » et des « petits mangeurs » ? Les bébés ne grandissent pas tous au même rythme et n’ont pas tous besoin du même régime alimentaire. Une étude récente a montré que, à âge égal, certains enfants sains et normaux mangent jusqu’à 2 fois plus que d’autres enfants sains et normaux ! J’ai fréquemment lu des témoignages de parents qui expliquaient mettre dans le biberon la purée que le bébé n’avait pas fini à la cuillère, pour qu’il « ait sa ration ». Si le bébé avait eu encore faim, s’il en avait eu besoin, ne l’aurait-il pas mangée, cette fin de purée ? Lui mettre cette ration qu’il a refusée dans le biberon ne s’apparente-t-il pas à une forme de gavage ? Et que dire des distractions visant à faire manger le bébé plus qu’il ne le souhaite, comme la fameuse « cuillère-avion » ?

C’est tout à fait ce que dénonce le pédiatre espagnol Carlos Gonzales, qui parle de « science-fiction » concernant l’alimentation des enfants. Il affirme, en 2008 : « n’y a aucun fondement scientifique pour dire qu’un enfant de tel âge doit manger telle quantité de tel ou tel aliment. Il serait bon de commencer à reconnaître que l’enfant est le mieux placé pour savoir ce dont il a besoin, et qu’après 6 mois comme avant cet âge, il peut continuer à se nourrir à la demande. »

Dans son livre « Mon enfant ne mange pas », il développe ce point en expliquant que le bébé sait ce dont il a besoin. Nous adulte, ne mangeons pas selon des rations pré-calculées, mais selon notre appétit. Instinctivement et comme les autres espèces animales (on ne dit pas au lion quelles quantités il doit manger ni à quelle heure), nous mangeons ce qu’il faut pour rester en bonne santé. Pourquoi devrait-il en être autrement pour les bébés ? En réalité, l’auteur explique que c’est encore plus vrai pour les bébés, car ils n’ont pas les biais culturels que nous adultes, avons. Par exemple, nous mangeons souvent plus que ce que notre corps nous indique lors des fêtes de fin d’années ou des repas de famille… De plus, les bébés allaités à la demande ont géré leur alimentation de manière autonome pendant 6 mois. En jouant sur la fréquence des tétées, leur durée, et la variation d’un sein à l’autre, ils ont pris juste ce dont ils avaient besoin en nutriments sans que personne n’ait le contrôle sur la quantité ni la qualité du lait ingéré (il est bon de savoir que la composition du lait maternel change en cours de tétée : il est riche en eau et en lactose au début, riche en graisses à la fin). Pourquoi, du jour au lendemain, parce que la diversification commence, cela devrait-il changer ? Dans les années 1920, une expérience d’une pédiatre canadienne a montré qu’en proposant aux bébés (âgés ici de 6 à 18 mois) divers aliments provenant de chaque famille (viandes, légumes, féculents…) et non mélangés entre eux, et en les laissant se nourrir à la demande, ils avaient tous au final un régime équilibré (bien que les variations d’un repas à l’autre ou d’une semaine à l’autre puissent être très grandes). D’autres expériences ultérieures ont montré que les petits enfants à qui on laissait manger ce qu’ils veulent ingéraient chaque jour une quantité relativement constante de calories. Parfois, les petits cessent de manger pendant plusieurs jours lorsqu’ils sont malades et retournent à un allaitement exclusif (j’ai pu le constater chez mon P’tit Loup). C’est que le lait maternel répond mieux à leurs besoins, à ce moment-là, que les autres aliments (facile à digérer, contenant les anticorps qui les aideront à guérir…). Le Dr Gonzales montre également en exemple un bébé qui soudainement n’acceptait plus que le poulet. Ses parents ont découvert par la suite qu’il était atteint d’une maladie induisant une carence en protéines…

Les bébés savent mieux que nous ce dont ils ont besoin, faisons leur confiance ! Si nous leur proposons des aliments sains et variés, ils sont tout à fait capables de choisir d’eux même une alimentation saine.

Cela rejoint la philosophie sous-jacente à la méthode de diversification appelée « Alimentation Autonome » ou « Diversification Menée par l’Enfant » (DME). Je suis personnellement totalement convaincue par cette approche, que j’ai appliquée et applique toujours avec mon P’tit Loup. Je peux dire qu’il gère de manière autonome son alimentation à 100%. Avec le papa, nous ne l’incitons jamais à manger plus s’il n’a pas fini, nous ne l’avons jamais forcé, nous n’avons jamais mis nous-même quelque aliment que ce soit dans sa bouche. Nous ne faisons que proposer divers aliments sains à chaque repas (en morceaux), qu’il porte seul à sa bouche. Il est toujours allaité à la demande. Nous n’avons pas d’idée précise des quantités ingérées, que ce soit en lait ou en aliments « solides ». A 13 mois, il est en pleine forme et son poids est tout à fait normal. Je pense qu’il se régule très bien tout seul, d’autant plus qu’il s’est toujours nourri à la demande. Je remarque, par exemple, que même pour les plats qu’il adore et qu’il mange bien volontiers, il arrive toujours un moment où il s’arrête de lui-même de manger, même s’il en reste dans l’assiette.

Si des parents ne souhaitent pas pour une raison ou une autre, adopter la démarche de la DME pour leur bébé en lui donnant des morceaux dès le début, ils peuvent tout de même adopter une approche plus respectueuse de ses besoins en le laissant choisir lui-même son alimentation. Ils peuvent procéder de la manière suivante :

  • Ne jamais forcer l’enfant à manger la cuillère qu’on lui propose, ni même l’inciter verbalement. S’il ferme la bouche et ne paraît pas intéressé, on n’insiste pas.
  • Séparer les aliments les uns des autres (au moins une fois de temps en temps) : on propose une cuillère de légumes, puis une autre, jusqu’à ce que l’enfant ferme la bouche. Ensuite, on continue avec une cuillère de poisson, et quand l’enfant ne veut plus de poisson, on passe aux féculents, etc.

C’est l’approche qui a été adoptée dans l’étude des années 1920 mentionnée plus haut que je me permets de reprendre. Elle me paraît être un bon compromis pour les parents soucieux de nourrir leur enfant à la demande, mais qui n’oseraient pas tenter l’approche de la DME.

Mythe n°5 : les aliments doivent-être moulinés et donnés à la cuillère

Absolument pas ! Si on attend qu’il soit vraiment prêt, le bébé est parfaitement capable de porter lui-même des aliments en morceaux à sa bouche, de les mâcher et de les avaler. Bien sûr, il s’agit là d’un apprentissage continu, le bébé ne mange pas directement parfaitement, et en grandes quantités ! Au début, il rate parfois sa bouche, prend des bouchées trop grosses, les recrache, puis recommence. Cela peut prendre quelques semaines ou même souvent quelques mois avant qu’il n’acquiert une bonne technique et ne mange des quantités significatives. Bien sûr, c’est salissant. Cela demande de la patience pour les parents mais cela en vaut la peine ! Ainsi, on est sûr que le bébé découvre les aliments à son rythme, ne mange pas plus qu’il n’en a réellement besoin. On respecte et on encourage son autonomie. Il découvre avec plaisir les aliments sous leur vraie forme, avec leurs différentes textures, couleurs et goûts. Il est acteur de son alimentation, c’est toute une expérience pour lui ! Cela lui permet aussi d’exercer très régulièrement sa motricité fine et sa coordination œil/main. Les repas sont partagés le plus possible en famille, et assez rapidement tout le monde mange la même chose. Le plaisir de manger est donc au centre de la démarche, on y accorde bien plus d’importance qu’aux quantités ingérées.

C’est l’approche de la Diversification Menée par l’Enfant (« Baby Led Weaning » en anglais) mentionnée plus haut. Elle est née en Angleterre en 2008 après la sortie d’un livre qui a conquis de nombreux parents. Comme je le disais, je l’ai pratiquée avec mon P’tit Loup, qui n’a mangé que 2 fois des purées de légumes (parce que nous en mangions aussi), et a goûté à ses premières compotes un bon mois après avoir commencé à manger (juste pour le plaisir de changer, et en portant lui-même sa cuillère à sa bouche). Il n’est donc absolument pas nécessaire de tout mixer pour le bébé !

On pourrait avoir peur qu’il s’étouffe, mais en réalité, le risque d’étouffement n’est pas plus important qu’en diversification classique. Il serait même moins important ! En effet, les bébés possèdent un réflexe nauséeux qui se déclenche si un aliment trop gros arrive trop près de leur gorge. Ils se lèvent alors le cœur, recrachent le morceau, et le mettent à nouveau dans leur bouche (souvent sans broncher, l’air de rien 😉 ). Ce peut-être impressionnant mais c’est absolument sans danger si on les laisse faire ! Un bébé a moins de risques de s’étouffer s’il contrôle ce qui entre dans sa bouche, car il n’est pas capable de déplacer les aliments de l’arrière de sa bouche vers sa gorge tant qu’il ne sait pas mâcher. De plus, les bébés qui prennent des purées n’apprennent pas à mâcher, mais à aspirer les aliments vers le fond de la bouche, derrière leur « barrière naturelle de protection ». Ce qui, à la longue, amoindrit le réflexe nauséeux protecteur de l’étouffement. Et puis, le jour où ils devront commencer les morceaux, le mélange de consistances des purées grumeleuses pourra être déroutant pour eux. Certains bébés qu’on a diversifié aux purées vont avoir beaucoup de mal à accepter les morceaux par la suite…

La mastication des aliments dès le début de la diversification a également pour avantage le bon développement des mâchoires, et des bénéfices orthodontiques. Un certain nombre de médecins, stomatologues et orthodontistes dénoncent « la nocivité de l’administration passive d’aliments mixés, moulinés, réduits en bouillie et imposés à la cuillère ».

Il est également intéressant de savoir que les autorités de santé du Canada recommandent depuis peu de varier les textures et d’introduire des aliments mous à manger avec les doigts dès l’âge de 6 mois ! Ils précisent : « On estime que cette méthode favorise la période cruciale du développement oral et moteur pendant laquelle le nourrisson plus âgé est prêt à toucher la nourriture et à la mâcher ». Les canadiens ont probablement une longueur d’avance sur la France…

J’ajouterais cet élément de réflexion qui m’a personnellement convaincue : si l’on constate que le bébé est prêt à manger parce qu’il porte des objets à sa bouche et cherche à attraper la nourriture de ses parents (ces signes sont donnés par différents organismes officiels de santé), alors il paraît peu logique par la suite de commencer son alimentation en le nourrissant de purées à la cuillère… Qu’il se comporte ainsi n’est-il pas le signe qu’il est naturellement sensé se nourrir de lui-même avec de la nourriture « normale » ? Et puis, il n’y a pas si longtemps, les mixers n’existaient pas ! Comment faisaient les bébés ?

Enfin, si les parents préfèrent tout de même donner à manger à leur bébé à la cuillère, ils ne sont pas obligés de les mouliner ! Un bébé de 6 mois pourra très bien manger des aliments mous écrasés à la fourchette. On a pris l’habitude de mixer les aliments en diversifiant de manière très/trop précoce, comme il a déjà été mentionné. Bien évidemment, un bébé de 3 mois ne peut avaler des aliments solides que s’ils sont moulinés. Mais si on attend que le bébé soit réellement prêt, aux alentours de 6 mois, alors ce n’est plus nécessaire ! Comme l’expliquent le Dr Gonzales et le Dr Cattaneo, on peut très bien mettre de côté une portion adaptée du repas familial pour le bébé, et l’écraser à la fourchette.

Le mot de la fin

Pour que la diversification alimentaire soit bien vécue à la fois pour le bébé et pour ses parents, il suffit de lâcher prise et de lui faire confiance ! Je pense qu’il est vraiment important de respecter au mieux son rythme, sa physiologie, son appétit. Cette grande étape pour lui doit être un plaisir, c’est essentiel pour son futur rapport à la nourriture. Et puis finalement, c’est tellement plus simple ainsi pour nous aussi, les parents !

Notes qui ont leur importance:

  • Concernant la diversification au-delà de 6 mois, je ne parle volontairement que des bébés allaités car je n’ai pas trouvé de données probantes qui affirment la même chose pour les bébés nourris au lait artificiel (non que je veuille les exclure !). Autant je peux affirmer qu’un bébé nourri au lait artificiel n’a pas besoin d’être diversifié avant 6 mois, autant je ne peux pas dire qu’il ne soit pas inquiétant qu’il n’ait pas du tout commencé à manger à l’âge de 8 mois (contrairement aux bébés allaités, pour qui les risques de carences sont minimes). Les auteurs de l’approche DME disent que si la DME est plus adaptée pour les bébés nourris au sein (car ils ont déjà l’habitude de se nourrir à la demande, et que les muscles de leur mâchoire sont plus développés du fait de la succion), l’expérience montre qu’il est tout à fait possible de la pratiquer avec des bébés nourris au lait artificiel (Il faut cependant porter une attention particulière à la quantité de lait ingéré, aux habiletés de mastication et à la capacité de s’autoréguler). Par contre, il n’est pas fait mention des cas de bébés nourris au lait artificiel qui n’auraient pas commencé à manger à l’âge de 8-9 mois ou plus tard… Le Dr Gonzales a l’air de dire que ce n’est pas un problème, mais ce n’est pas parfaitement clair. J’émets donc mes réserves et invite les parents concernés à approfondir le sujet auprès d’un professionnel de la santé.
  • Si l’on décide d’appliquer la DME, il est d’autant plus important de bien veiller à ce que l’enfant soit prêt selon les signes mentionnés plus haut. Cela à la fois pour respecter sa physiologie et son développement (ce qui est d’ailleurs au centre de la philosophie de cette méthode !), mais aussi pour des raisons de sécurité (il est très important qu’il se tienne assis bien droit pour faire fonctionner correctement ses mécanismes « anti-étouffement »). On ne devrait pas commencer cette méthode avant le 6ème mois du bébé. Il y a également des règles de sécurité à appliquer quant aux morceaux proposés. Ce n’est pas l’objet de cet article, donc je vous invite à vous renseigner d’avantage si vous envisagez cette méthode.

 

Sources :

A propos des recommandations d’allaiter exclusivement pendant 6 mois :

OMS et UNICEF : http://www.who.int/nutrition/topics/exclusive_breastfeeding/fr/

INPES (France) :  http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/890.pdf , p21

ONE (Belgique) : De nouveaux aliments en douceur (brochure de 22 pages), p1

Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/infant-nourisson/recom/index-fra.php

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010 : p21, p89/p92

Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, L’introduction des solides (Allaiter Aujourd’hui n°62) :  http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1150-62-lintroduction-des-solides

A propos des signes indiquant que l’enfant est prêt :

ONE (Belgique) : De nouveaux aliments en douceur (brochure de 22 pages), p1

Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/infant-nourisson/recom/index-fra.php

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p91

Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, L’introduction des solides (Allaiter Aujourd’hui n°62) : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1150-62-lintroduction-des-solides

A propos de l’importance de respecter le rythme de l’enfant :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010

Vidéo interview du Dr Cattaneo :https://vimeo.com/154475235 à 1mn17 et 11mn05

Paola Perez et Marie Courdent, Allaiter Aujourd’hui n°84 : http://www.lllfrance.org/1589-aa-84-diversification-alimentaire

Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Allaiter Aujourd’hui n°62 : L’introduction des solides : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1150-62-lintroduction-des-solides

A propos de l’histoire de la diversification :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010 : p 36/p203 à 218

A propos de l’industrie de la nutrition infantile :

Vidéo interview du Dr Cattaneo :https://vimeo.com/154475235 À 7mn50

A propos de l’allaitement exclusif qui dure :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p132/p148-149

Vidéo interview du Dr Cattaneo :https://vimeo.com/154475235 À 2mn53

Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Allaiter Aujourd’hui n°62 : L’introduction des solides : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1150-62-lintroduction-des-solides

Blog d’une consultante en lactation américaine : http://kellymom.com/nutrition/starting-solids/solids-when/ (« Before 1, food is just for fun »)

A propos de la nécessité d’offrir le lait avant les aliments :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p36-37/92/p148/p154-156

Paola Perez et Marie Courdent, Allaiter Aujourd’hui n°84 : La diversification alimentaire : http://www.lllfrance.org/1589-aa-84-diversification-alimentaire

A propos de l’ordre d’introduction (pas d’ordre particulier) :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p93/p146

Vidéo interview du Dr Cattaneo : https://vimeo.com/154475235 à 4mn33

A propos du fer :

 Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, p92 / p147 / p148-p149

Recommandations de Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/infant-nourisson/recom/recom-6-24-months-6-24-mois-fra.php#a5

Vidéo interview du Dr Cattaneo :https://vimeo.com/154475235 à 5mn20

A propos des allergènes :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p 89/p144 (recommandations européennes)

Recommandations de Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/infant-nourisson/recom/recom-6-24-months-6-24-mois-fra.php#a5

A propos du gluten :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p142-143

Paola Perez et Marie Courdent, Allaiter Aujourd’hui n°84 : http://www.lllfrance.org/1589-aa-84-diversification-alimentaire

Marie Courdent, Allaiter Aujourd’hui n°1807 : Quand introduire le gluten ? : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1807-quand-introduire-le-gluten

Recommandation de l’INPES : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/890.pdf , p37

A propos des 5 à 6 repas par jour recommandés par l’OMS :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p93

A propos de la faculté innée des bébés à manger ce dont ils ont besoin :

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010 : p 48-49/p 65 à 72, p175

Paola Perez et Marie Courdent, Allaiter Aujourd’hui n°84 : La diversification alimentaire : http://www.lllfrance.org/1589-aa-84-diversification-alimentaire

Compte rendu de la conférence du Dr Gonzalés sur l’alimention, 2015 : http://grandissons.org/?p=2022 (la quantité consommée par les enfants peut varier du simple au double)

A propos de la non nécessité de mixer les aliments et des effets néfastes des purées mixées :

Allaiter Aujourd’hui n°39 : Le nourrisson, le mixer et la cuillère : une fable qui finit mal :  http://www.lllfrance.org/1121-39-le-nourrisson-le-mixer-et-la-cuillere-une-fable-qui-finit-mal

Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Allaiter Aujourd’hui n°62 : L’introduction des solides : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1150-62-lintroduction-des-solides

Dr Carlos Gonzáles, Mon enfant ne mange pas, Ligue La Leche, 2010, p149 à 151

Vidéo interview du Dr Cattaneo :https://vimeo.com/154475235 à 6mn47

A propos de la DME en général :

Gill Rapley and Tracey Murkett, Baby-led Weaning: Helping Your Baby to Love Good Food, 2008

Leaflet de présentation de la DME par Gill Rapley et Tracey Murkett : http://baby-led.rhgdsrv.co.uk/pdf/blwleaflet.pdf

http://www.diversificationalimentaire.com/

http://www.rapleyweaning.com/assets/blw_guidelines.pdf

 

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