sommeil de bébé

Mieux comprendre le sommeil des bébés en 7 points clés

« Bébé fait-il ses nuits ? » C’est incontestablement la question la plus posée aux nouveaux parents, qui peuvent même ressentir une sorte de pression si la réponse est non. Se sentir jugés de ne pas être de bons parents, puisqu’ils n’ont pas « réussi à apprendre à leur bébé à dormir », ou que visiblement leur bébé a un « trouble du sommeil ». Si de véritables troubles du sommeil existent (causés par exemple par une intolérance alimentaire, du reflux, une douleur…) et nécessitent  une consultation, 9 fois sur 10, il n’en est rien.

Cet article a pour but de mieux faire comprendre pourquoi nos bébés se réveillent la nuit, afin d’ôter cette pression inutile. Car oui, il est tout à fait normal et sain pour les bébés de se réveiller la nuit !

sommeil de bébé

Commençons par quelques chiffres. Une étude finlandaise faite en 1990 sur 270 bébés âgés de 0 à 12 mois donnait les résultats suivants :

– jusqu’à 3 mois : 90 % se réveillaient la nuit
– entre 3 et 5 mois : près des trois-quarts
– entre 6 et 8 mois : les deux-tiers
– entre 9 et 12 mois : 47 %

Alors, pourquoi tant de bébés se réveillent la nuit ? Tout simplement parce que cela correspond à un besoin physiologique.

Le sommeil des bébés est vraiment différent de celui des adultes. Comprendre ces différences aide vraiment à mieux accepter les réveils nocturnes.

1. Le bébé a besoin de se nourrir la nuit   

Et encore plus particulièrement les tous premiers mois où il tète toutes les 2-3 heures, jour comme nuit. Son estomac étant encore tout petit, il se nourrit peu à la fois mais souvent. De manière générale, les spécialistes disent pour sa croissance et son développement, le bébé a en moyenne besoin d’une à deux tétées nutritives par nuit jusqu’à l’âge de 9 mois environ. Mais certains peuvent avoir encore besoin de se nourrir la nuit passé cet âge. De plus, les tétées nocturnes sont particulièrement bénéfiques pour sa croissance. En effet, le lait maternel est disponible en plus grande quantité la nuit, et le réflexe d’éjection plus puissant, ce qui donnerait un lait plus riche en matières grasses, et donc en calories. Les bébés qui tètent fréquemment pendant la nuit ont donc tendance à mieux grandir et mieux grossir.

2. Le nouveau-né n’a pas encore d’organisation circadienne

C’est-à-dire qu’il ne fait aucune différence entre le jour et la nuit. Il dort beaucoup (18 heures par jour), mais par petites tranches. Vers 3-4 mois, il a généralement acquis une certaines notion du jour et de la nuit (ses périodes d’éveil s’allongent en journée et celles de sommeil s’allongent la nuit), mais l’organisation circadienne ne sera totalement finie qu’autour de 2 ans !

3. Le bébé a un plus grand besoin de sommeil actif que l’adulte

Le sommeil se compose de deux phases principal : le sommeil actif (aussi appelé « sommeil paradoxal » ou « sommeil léger ») et le sommeil lent (aussi appelé « sommeil profond »). Le sommeil actif est celui durant lequel se produisent les rêves. Lors de cette phase de sommeil, les yeux bougent sous les paupières. En sommeil actif, le réveil est facile chez le bébé (c’est une phase « sensible »), alors qu’il est difficile chez l’adulte. Or le bébé a un plus grand besoin de sommeil actif que l’adulte : 50% à 60% de son sommeil à la naissance, contre 20% pour l’adulte. A partir de l’âge de trois mois, cette proportion diminue progressivement, mais ne sera au niveau de l’adulte que vers deux ou trois ans. Il est intéressant de savoir que plus un animal est évolué et son cerveau développé, plus sa proportion de sommeil actif est élevée. Chez l’humain, cette proportion diminue au fil de la vie (100% pour le fœtus, 50% à la naissance, 25% à deux ans, 20% pour les adultes, 15% pour les personnes âgées). Ainsi, c’est lorsque le cerveau connaît sa croissance la plus rapide que la proportion de sommeil actif est la plus élevée. Les experts estiment que le sommeil actif a une réelle influence sur le développement cérébral.

4. Les cycles de sommeil du bébé son plus courts

Ainsi, au lieu de survenir environ toutes les deux heures comme chez l’adulte, le sommeil lent survient toutes heures. Puisque le passage du sommeil lent au sommeil actif est un moment fragile où l’on est susceptible de se réveiller, il y a plus de périodes « critiques » de réveil chez le bébé. Si un stimulus se produit lors de cette période transitionnelle (bruit, couche souillée, faim, douleur, rhume…), le bébé se réveillera.

5. Le bébé ne s’endort pas comme l’adulte

Lorsque l’adulte s’endort, il passe d’abord par une phase de sommeil lent d’environ 90 minutes. Il dort donc directement profondément. Le bébé lui, passe d’abord par une phase de sommeil actif d’environ 20 minutes, puis par une phase de sommeil transitionnel. Pendant ces phases, le moindre stimulus peut le réveiller, ce qui explique que beaucoup de bébés soient difficiles à déposer dans les premiers mois, difficiles à endormir… Il faut attendre qu’ils soient profondément endormis pour pouvoir les laisser. En grandissant, cette phase initiale disparaît et le bébé s’endort directement en sommeil lent. L’âge de ce changement varie d’un bébé à l’autre. Certains bébés franchissent cette étape dès 3 mois, mais pour d’autres c’est beaucoup plus long. Malgré tout, je pense que même passée cette phase, un bébé devrait être accompagné dans le sommeil (avec une tétée, une berceuse, des bercements, des caresses…), et non devoir absolument s’endormir seul, comme le prône notre culture. Le sommeil est une séparation effrayante pour le tout petit. Pour que son rapport au sommeil soit plus tard positif, ne devrions-nous pas l’accompagner en douceur pour qu’il s’y abandonne en se sentant en sécurité? C’est ce qui se fait dans à peu près toutes les cultures, sauf la culture occidentale.

6. Les réveils nocturnes ont un effet protecteur contre le syndrome de la mort subite du nourrisson

Le risque est présent jusqu’à 1 an, plus particulièrement entre 0 et 6 mois, avec un pic autour de 3 mois. Lors de ces premiers mois, la respiration du bébé est encore immature : elle est irrégulière, avec des épisodes d’apnée du sommeil. Le bébé est pourvu d’un réflexe protecteur qui l’aide à se réveiller en réaction à une apnée du sommeil qui le mettrait en danger. La mort subite du nourrisson serait la conséquence d’un mal-fonctionnement de ce réflexe : le bébé ne parvient pas à se réveiller lors d’un problème respiratoire. Le sommeil actif (léger donc) et les réveils fréquents protègent donc le bébé de cette tragédie. D’ailleurs, les bébés les plus à risque sont ceux qui dorment de manière ininterrompue très tôt, dès les premiers mois. Il faut alors être vigilent et bien les garder près de soit la nuit… De plus, la période la plus à risque (à l’âge de 3 mois) correspond justement au moment où beaucoup de bébé commencent à allonger leurs périodes de sommeil nocturne à un moment où les mécanismes cardio-respiratoires sont encore trop immatures. Il est bon de savoir que l’OMS recommande officiellement que le bébé dorme près de ses parents les 6 premiers mois de sa vie, car un bébé qui dort seul passe plus de temps en sommeil lent (profond donc) qu’il ne le devrait. Ses phases de sommeil ininterrompu sont donc plus longues, mais il est plus à risque !

 7. Le bébé a un grand besoin de contacts physiques

On considère que le petit humain né « prématuré » d’un an environ, si l’on compare son niveau de développement à la naissance avec les autres mammifères. A la naissance, le cerveau humain n’a que le quart de sa taille adulte, contre 45% pour le chimpanzé par exemple. La bipédie et la taille du cerveau expliquent cette prématurité : si le bébé humain naissait au même niveau de développement que les autres mammifères, il ne pourrait pas passer par le bassin de sa mère. Cette immaturité explique la grande dépendance et le grand besoin de contacts physique du bébé, et donc les réveils nocturnes. Il n’est pas prêt pour être seul toute la nuit, sans aucun contact. S’il était encore dans le ventre de sa mère, les contacts seraient permanents ! Ces contacts physiques fréquents (la nuit comme le jour d’ailleurs) lui procurent du bien-être, notamment car ils entraînent la sécrétion d’ocytocine, surnommée « l’hormone du bonheur ». Il a été montré que le contact en peau à peau entre la mère et son bébé pouvait réduire la production d’hormones de stress chez le bébé de 74% ! Or des taux élevés de ces hormones peuvent avoir un impact sur la digestion, la croissance, et même le développement cérébral et affectif. Les contacts physiques fréquents au contraire, favorisent le développement et contribuent également à développer le lien d’attachement parent-enfant et la sécurité affective du tout petit. Sentir que ses parents sont toujours là pour lui quand il en a besoin la nuit l’aidera à appréhender le sommeil sereinement plus tard, en confiance. Il est courant que des bébés qui faisaient leurs nuits se réveillent à nouveau fréquemment une fois que la maman reprend le travail. Cela illustre bien le fait que les réveils nocturnes peuvent-être simplement dus au besoin de proximité : dans ce cas précis, le bébé rattrape la nuit les contacts rapprochés qu’il n’a pas pu avoir avec sa maman pendant le jour.

Le sommeil du bébé mature avec le temps. Petit à petit, les cycles de sommeil s’allongent, la proportion de sommeil actif diminue, il y a donc moins de « périodes critiques de réveil ». Il va donc progressivement allonger ses périodes de sommeil nocturnes. ll faut cependant savoir qu’il s’agit là d’un processus discontinu : il peut y avoir une amélioration pendant quelques temps, puis à nouveau de nombreux réveils, puis une autre période d’amélioration… Je conseille de relativiser et de ne pas sauter de joie trop vite quand bébé commence à « faire ses nuits », pour éviter des frustrations  par la suite! Il n’est pas rare qu’un bébé qui « faisait ses nuits » vers 3 mois, se réveille à nouveau quelques semaines ou mois plus tard. Dans une étude portant sur un grand nombre de bébés, 70% « faisaient leurs nuits » (de minuit à cinq heures du matin) à 3 mois et 13% seulement à 6 mois. Mont P’tit Loup rentre d’ailleurs dans ce cas de figure : après avoir enchaîné des nuits de 7-8 heures pendant plusieurs semaines autour de ses 3 mois, s’est remis à se réveiller beaucoup plus souvent à partir de ses 4 mois. Les poussées dentaires (suffisamment douloureuses pour tirer les petits d’un sommeil profond) et les phases d’angoisse de séparation et de terreurs nocturnes sont des causes classiques de « régressions » des nuits chez les bébés plus âgés. Les nouvelles acquisitions aussi : le bébé « s’entraîne » dans son sommeil et cela le réveille (mon P’tit Loup est champion pour cela ! En ce moment, il rampe, se met à 4 pattes et se met assis en dormant…) De 1 à 3 ans, le sommeil est mieux structuré, mais certains enfants peuvent éprouver de la difficulté à dormir pour ces raisons. Une étude française de 1995 conclue même que « la proportion d’enfants qui recommencent à se réveiller la nuit augmente après 9 mois pour être à son maximum dans la deuxième année ».

Qu’en conclure ?

Le bébé n’est tout simplement pas fait pour dormir toute la nuit. Si son sommeil est si léger, probablement pour lui permettre de détecter et communiquer ses besoins vitaux. S’il dormait aussi profondément que les adultes, il ne pourrait pas se réveiller pour signaler sa faim, le fait d’avoir trop chaud, le nez obstrué… Ce sommeil léger lui permet de se réveiller pour se protéger en cas d’arrêt respiratoire dangereux, et de plus il est bénéfique pour son développement cérébral. Les contacts rapprochés avec ses parents la nuit favorisent également le lien d’attachement et sa sécurité affective.

D’ailleurs, qu’appelle-t-on « faire ses nuits » ? Les experts du sommeil considèrent qu’un bébé « fait ses nuits » lorsqu’il dort de manière ininterrompue entre minuit et 5 heures du matin. On est loin de nos « nuits d’adultes » de huit heures ! Il convient donc d’avoir des attentes réalistes quant au sommeil de son bébé, ce qui aide vraiment à lâcher prise. S’attendre à ce que dès 2-3 mois, bébé dorme 10 heures d’affilée n’est absolument pas réaliste et ne fera que générer des frustrations ! Si certains bébés le font, c’est loin d’être la majorité, et cela ne devrait pas être considéré comme « la norme ». Et encore moins inciter à « dresser » les « récalcitrants » ! Un bébé n’a pas besoin de dormir 8-10 heures d’affilé pour être bien reposé. Si les parents peuvent faire certaines choses pour favoriser un sommeil paisible (telles que coucher le bébé aux premiers signes de fatigue, avoir une routine rassurante, un rituel du coucher, accompagner le bébé dans le sommeil…), il n’y a cependant aucune raison de culpabiliser parce que le bébé ne « fait pas encore ses nuits ». Au contraire, ces réveils lui sont bénéfiques. Le vrai problème est lié à la fatigue ressentie par les parents, pas au bébé. Plutôt que de vouloir absolument que le bébé dorme toute la nuit, peut-être y a-t-ils d’abord des aménagements à faire dans nos rythmes de vie pour être moins fatigués ? Comme par exemple, dormir près de son bébé pour pouvoir répondre rapidement à ses appels sans trop se réveiller, ne pas allumer de lumière trop forte au milieu de la nuit pour un rendormissement plus facile pour tout le monde, ne pas se coucher trop tard le soir, faire la sieste en même temps que son bébé si le besoin se fait ressentir… Ce n’est pas tant la fréquence des réveils qui fatigue, mais la durée de ces réveils. [Personnellement, en dormant avec mon P’tit Loup, je suis généralement bien reposée malgré qu’il tète encore plusieurs fois la plupart des nuit. Si je n’ai pas eu à me lever, je fais tout dans un demi-sommeil et cela n’impacte pas mon repos. Par contre s’il y a un réveil prolongé pour cause de douleur dentaire par exemple, ou même juste un changement de couche, là c’est la catastrophe le lendemain, je suis é-pui-sée !] Lorsque le bébé grandit, s’il continue de se réveiller fréquemment toutes les nuits et que les parents sont trop fatigués, il est possible de lui expliquer les choses. De bonnes idées sont à piocher dans le livre « Un sommeil paisible et sans pleurs » d’Elizabeth Pantley, pour réduire les réveils des parents avec bienveillance pour les bébés plus âgés/bambins. S’il est encore allaité et aime téter souvent la nuit, un sevrage nocturne en douceur peut-être envisagé. Un équilibre est à trouver pour respecter au mieux les besoins de toute la famille. Il y a de nombreuses solutions possibles.

Sources :

A propos des cycles de sommeil :

Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p 34 à 42

Claude-Suzanne DidierJean-Jouveau, Partager le sommeil de son enfant, 2005, p17

A propos des études portant sur la fréquence de réveil des bébés :

Claude-Suzanne DidierJean-Jouveau, Partager le sommeil de son enfant, 2005, p15 à 18

Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p 40

A propos de l’allaitement nocturne : 

Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p 105

Elizabeth Pantley, Un sommeil paisible et sans pleurs, 2005, p 77

A propos de la mort subite du nourrisson :

Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p 179 à 189

Claude-Suzanne DidierJean-Jouveau, Partager le sommeil de son enfant, 2005, p 45 à 48

A propos du besoin de proximité, de l’attachement et de la sécurité affective : 

Dr William Sears, Etre parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2006, p 21 à 32 / p  21 à 32/ p 28-29/ p 50

Claude-Suzanne DidierJean-Jouveau, Partager le sommeil de son enfant, 2005, p 19 à 21 / p 42 à 44 / p 53 à 55

A propos des solutions douces pour réduire les réveils nocturnes chez les bébés plus âgés :

  • Pistes pour les bébés de plus de 18 mois (« livre du dodo », « tickets d’entrée-sortie », matelas au sol et autres astuces …)

Elizabeth Pantley, Un sommeil paisible et sans pleurs, 2005, p 205 à 212

  • Pour un sevrage nocturne :

– « Méthode Gordon » (bébé de plus de 12 mois): méthode décrite ici

– « Méthode Pantley » : Elizabeth Pantley, Un sommeil paisible et sans pleurs, 2005, p 200 à 204 / p175-176

Photo :

Photo de D. Sharon Pruitt. Licence Creative Commons.

24 réflexions sur “Mieux comprendre le sommeil des bébés en 7 points clés

  1. Nadia dit :

    Qu’en est-il du rituel de sommeil? Mon bébé de 7 semaines est agité vers 20h et ne s’endort que dans mes bras après de longs bercements. Je le garde alors sur moi dans le canapé jusqu’à la prochaine tété qui survient vers minuit. Nous migrons alors vers notre lit (nous dormons en cododo) puis elle s’endort à nouveau sur la tété. J’aimerai pouvoir la déposer dans son lit à 20h deja mais elle se réveille à chaque fois et ne veut pas rester seule.

    • Floriane dit :

      Ton bébé a un comportement tout à fait normal pour son âge ! :) Elle est encore si petite… Si cela peut te rassurer, nous fonctionnions exactement de la même manière avec mon P’tit Loup, et puis, petit à petit, il a pris confiance et nous avons pu retrouver nos soirées à 2 :) Il me semble que c’est vers ses 4 mois qu’il a commencé à se coucher plus tôt que nous le soir, dans sa/notre chambre (en étant accompagné dans le sommeil bien sûr, toujours par une tétée). Ce n’est que vers cette âge que nous avons commencé à instaurer une routine du coucher. Je te dis son âge à titre indicatif, mais chaque enfant a son propre rythme :) Ta fille a pour l’instant besoin de ta présence pour dormir, cela peut sembler parfois envahissant, mais ces moments sont aussi très précieux et passent si vite ! Courage !

  2. severinej dit :

    Juste un grand merci pour votre site, cet article et celui du cododo en particulier. Clair, deculpabilisant et bien informé, on peut l’envoyer aux detracteurs. Je vais continuer à dormir avec mon petit et l’allaiter quand je veux, quoique disent pédiatres, grands mères and co ! Il y a tellement de croyances fausses, laissons l’instinct et la nature faire !

    • Floriane dit :

      Merci beaucoup pour votre retour ! C’est sûr qu’il n’est pas toujours facile de s’écouter avec la pression ambiante de cette société pour séparer maman et bébé au plus tôt… Si ces articles vous ont aidée et confortée dans vos choix, alors j’en suis ravie :) .

    • Floriane dit :

      Bonjour, dormez-vous avec lui ? L’allaitez-vous allongée ? Le cododo est un excellent remède anti-fatigue dans ce genre de situations je pense… En tous cas ce rythme est tout à fait normal, de son côté ton va bien 😉 . Par contre effectivement si vous êtes fatiguée c’est une bonne idée de chercher des solutions pour être plus en forme de votre côté…

      • Floriane dit :

        9 mois est l’âge de l’angoisse de la séparation, il est fréquent que les bébés se réveillent davantage à cet âge : ils prennent conscience qu’ils « ne sont pas leur maman », qu’ils peuvent être séparé d’elle, et cela les angoisse, particulièrement la nuit…

  3. Anaïs dit :

    Je tiens à vous remercier pour ce blog, qui résume beaucoup de mes intuitions de mère (ma fille a 5 mois) et qui bat en brèche nombres d’idées reçues! Il est très utile de vous lire pour se sentir rassurée, déculpabiliser, et se refaire confiance concernant l’éducation de son propre enfant. J’ai compris la difficulté d’être mère deux jours après mon accouchement, lorsque des membres de la famille ont trouvé le papa et la fille en peau-à-peau sur le lit d’hôpital et n’ont craint que cela donne de « mauvaises habitudes » à notre fille… il faudrait donc que les enfants s’émancipent dès leur première semaine de vie. J’ai par ailleurs repris le travail (à 80%) et ai mis ma fille, toujours allaitée exclusivement, chez l’assistante maternelle. Connaissez-vous cette expérience et avez-vous des conseils concernant les modes de garde? Je m’inquiète de ne pouvoir vraiment « suivre » son développement et l’accompagner comme je le souhaite (motricité libre, jeux etc.)

    • Floriane dit :

      Merci pour vos gentils mots et bienvenue sur le blog :)
      Les « mauvaises habitudes » dès la naissance, ah oui quand même… :(

      En ce qui concerne la garde, j’ai une toute petite expérience mais bien différente : mon fils a fait quelques mois de crèche de 6 à 10 mois, mais il n’y allait que 3 heures par jour, 4 jours par semaine. Je n’avais pas encore repris le travail, j’étais en recherche. Cela ne s’est pas très bien passé avec le personnel en qui j’ai perdu confiance.J’ai décidé par la suite de rester à la maison avec lui et de remettre mes recherches à plus tard. Le contexte était donc bien différent, et je ne peux pas dire que j’ai une vraie expérience de reprise de travail..
      Mais je comprends tout à fait vos questionnements, je suis passée par les mêmes interrogations.
      En ce qui concerne le mode de garde en lui-même, je suis intimement convaincue qu’une bonne nounou vaut mieux qu’une crèche (c’est un avis très personnel que de nombreuses personnes ne partagent pas et je le comprends). Dans les crèches « classiques », je ne pense pas que l’organisation, la rotation du personnel et surtout le nombre d’enfant par membre du personnel permettent de répondre correctement aux besoins affectifs et émotionnels des bébés. Alors qu’avec une nounou, l’enfant peut développer un véritable lien d’attachement.
      Par rapport à l’accompagnement, je pense que le mieux est d’en parler avec elle. Vous êtes la maman, vous êtes en mesure de décider de certaines choses concernant la façon de faire avec votre fille, surtout si ces choses peuvent être facilement mises en place, comme la motricité libre par exemple. Je sais par exemple que certaines nounou acceptent de pratiquer la DME après que les mamans leur en ait parlé, alors qu’elle ne connaissaient même pas auparavant et ne l’avaient jamais pratiqué… 😉

  4. Marie GAULUPEAU dit :

    Bonjour, ces articles font vraiment du bien et me remettent dans le droit chemin avec mon ouistiti de 7mois. Je commençais à craquer son le poids de la société et c’est son Papa qui m’a dit Stop !
    Il me reste malgré tout une grande inconnue que je n’ai pas vu dans vos articles. L’arrivée (obligatoire pour la majorité) chez la nounou. Il va y aller à 8mois et demi et ça me terrifie. Comment s’endormira t-il sans Ma chaleur, sans MOn odeur, sans Mes caresses….va t-il pleurer toute la journée ? Combien de temps ?…..si vous avez quelques conseils je suis toute yeux :-)

  5. Villemain dit :

    Bonjour,
    Vos articles sont toujours aussi intéressants j’y replonge de temps en temps pour y trouver des conseils.

    Une question me trotte en tête sans trouver de réponse: dois-je donner un rythme de réveil/coucher (pour les siestes et la nuit) à mon bébé. Il se réveille et se couche à des heures complètement différentes d’un jour à l’autre, saute des repas, dort beaucoup puis le lendemain lutte pour ne pas s’endormir….. Étant en congé parental, je suis son rythme biologique depuis le début mais cela devient pesant pour le papa et pour moi. Notre p’tit loup vient d’avoir 8 mois. Peut être une semblant d’aide de votre part

    • Floriane dit :

      Bonjour, tout d’abord je vous remercie pour les encouragements pour le blog ! :)

      Concernant votre question sur le rythme, je réponds sans hésiter qu’à cet âge, il est tout à fait normal qu’un bébé n’est pas de « rythme » de siestes fixe, et qu’il est bon de respecter au mieux son propre rythme… Avez vous pensé à le porter en écharpe ou en porte bébé physiologique pour certaines siestes ? Cela peut vraiment aider : on peut vaquer à ses occupations [ménages, sorties…] tout en respectant son rythme, et en général les bébés s’y endorment endorment sans problème… A 8 mois, il a l’âge de la fameuse période d’angoisse de séparation : il a peur d’être séparé de vous, ce qui peut expliquer le refus de dormir seul… c’est très fréquent ! Je me souviens qu’à cet âge particulièrement, mon fils faisait toutes ses siestes en portage dans mon dos, pendant que je vaquais à mes occupations… J’espère que ma réponse aura pu vous apporter quelques pistes. Parfois je le posais une fois profondément endormi [au bout de 20 mn en général], parfois non. Je sais que ce n’est pas facile, mais un bébé de cet âge n’est pas facile… Et je ne suis pas sûre que « lui imposer un rythme » soit plus simple, parce que coucher un bébé qui n’est pas fatigué, c’est s’épuiser à faire des aller et venues dans sa chambre pour essayer de l’apaiser, lui dire inutilement de dormir… A moins de le laisser pleurer avec des boules quies, mais là vous savez bien ce que j’en pense 😉 Je crois que le laisser dormir aux signes de fatigue, en portage en cas de résistances, et non seulement plus respectueux mais aussi moins contraignant finalement… Bon courage et à bientôt !

      • Villemain dit :

        Merci J’avais besoin d’avoir ce type de réponse. Sur les sites internet, je lisais des choses qui heurtaient mes principes de parentage.
        La fameuse écharpe! Elle nous a déjà aidé lors des poussées dentaires
        Bonne continuation.

  6. Nida dit :

    Bonjour Floriane et à la communauté de lectrices :) encore une fois je re-re-relis cet article pour me donner du courage et me sentir moins seule! Je craque un peu : Mon bébé a 7 mois, allaité et cododoté (on dort allongés l’un contre l’autre merci Floriane j’ai suivi ton conseil on dort beaucoup mieux ça change la vie!!!) c’est juuuuuuste que j’ai l’impression que les réveils se font de plus en plus fréquents, il se réveille toutes les heures depuis quasi 3 mois 😡 des fois plusieurs fois la même heure :(( du coup je n’ai pas de soirée, je commence à avoir mal aux seins et mes nuits sont hyper hachées….on me dit que c’est simple tant que je ne lui apprends pas à se rendormir ça continuera comme çà. J’ai essayé de lui donner la tétine à la place, ça le rend furieux! Donc des fois d’épuisement, je m’énerve et hausse le ton….je me demande s’il faut pas envisager un sevrage nocturne :/ j’ai vu la méthode Gordon pour çà mais même lui insiste qu’on attende au moins les 1 an de bébé….je finis par douter sur les « habitudes » que je donne à mon bébé….
    Bon courage à toute et surtout à toi Floriane avec l’arrivée de la petite puce Tu m’impressionnes à avoir le temps de faire des vidéos! :)

    • Floriane dit :

      Bonjour Nida,
      Oh je compatis, ce type de nuits ce n’est pas facile :/
      Mais s’il y a une chose dont je suis absolument sûre, c’est que tu n’a pas donné de mauvaises habitudes à ton bébé ! Il traverse probablement une période difficile pour lui, et est plus demandeur pour cette raison, parce qu’au contraire, il sait qu’il peut compter sur toi ! J’ai connu des nuits similaires avec mon P’tit Loup vers l’âge d’un an il me semble, j’ai envisagé le sevrage nocturne à ce moment moi aussi. Plusieurs fois. Et puis finalement, j’ai fini par comprendre qu’il s’agissait à chaque fois d’épisodes de poussées dentaires. La tétée le rassurait et le soulageait. Un sevrage nocturne, dans ces circonstances, aurait été très compliqué. Et je ne pense pas que ça aurait résolu le problème : s’il avait été sevré à ce moment là, il aurait été demandeur d’attention de toutes façons, peut être pas de tétées, mais d’attention. Le sevrage ne fait pas disparaître les difficultés ni les maux du bébé…
      Est ce possible que ce soit les dents ? Ou peut être l’angoisse de la séparation [c’est l’âge…] qui commence à se manifester ?
      Dans tous les cas ce type de période passe, ça a été le cas à chaque fois pour mon P’tit Loup.Est ce possible pour toi de demander de l’aide autour de toi pour gérer la maison par exemple ?
      Courage, et surtout ne doute pas de toi, tu fais tout ce qu’il faut pour ton bébé !
      Je me suggère de lire cet article concernant les « mauvaises habitudes » ^^ : http://parents-naturellement.com/mauvaises-habitudes/
      PS : je vois que ton message date un peu, comment ça va depuis ?